Journées du théâtre arabe de Tunisie: "Djedb" de Walid Abdellahi rafle trois prix – Le Jeune Indépendant
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Culture

Journées du théâtre arabe de Tunisie: « Djedb » de Walid Abdellahi rafle trois prix

Journées du théâtre arabe de Tunisie:  « Djedb » de Walid Abdellahi rafle trois prix

La pièce « Djedb » mise en scène par l’Algérien Walid Abdellahi et produite par l’association culturelle « El Manara » de Corso, dans la wilaya de Boumerdès, a raflé trois prix lors de la 10e édition des Journées « Vaga » du théâtre arabe qui s’est déroulé du 1er au 7 septembre à Béja en Tunisie. Cette œuvre théâtrale explore avec finesse les interactions des relations humaines, révélant les fragilités de l’âme face aux aléas de la vie.

La pièce « Djedb » a non seulement remporté le grand prix, consacrant ainsi son statut de meilleur spectacle complet de l’événement, mais a également été couronnée par deux autres distinctions. La comédienne Amel Benzemouri a mérité le prix de la meilleure interprétation féminine pour son rôle en tant qu’Affaf, tandis que Farid Ghalem a été honoré du prix de la meilleure interprétation masculine pour son interprétation remarquable de Djaffar.

Durant une heure, la pièce « Djedb » met en scène trois personnages à savoir Djaafar, interprété par le talentueux Farid Ghalem, un artisan-luthier passionné par la fabrication de violons. Il est marié à la jeune et ambitieuse Affaf, dont les rêves de maternité et d’amour la portent vers des enjeux émotionnels bouleversants. À leurs côtés, Said, joué par Abdelaziz Kaced, l’assistant de Djaffar, vit dans le sous-sol de sa maison et partage également ses propres rêves.

La mise en scène novatrice de Walid Abdellahi, avec son choix audacieux d’utiliser une boîte scénique italienne, crée une proximité unique entre les comédiens et le public, le plongeant ainsi, dans un univers intime où les émotions et les conflits s’expriment avec intensité. La scénographie se rapproche de la réalité en utilisant des décors réalistes qui délimitent clairement le niveau supérieur de la maison et le sous-sol où se déroulent les conflits entre les personnages.

L’attention méticuleuse portée aux détails a permis de remplir tout l’espace sans laisser de place à l’imaginaire ou à l’abstraction. Chaque recul de la scène est habilement meublé, jusqu’à ce que l’espace semble presque rétréci en raison de la présence rapprochée des acteurs.

La durée d’une heure de représentation est amplement suffisante pour mettre en exergue le talent des comédiens, qui ont réussi à relever le défi d’un texte qui semble avoir été inspiré des contes de « mille et une nuits » ainsi que du personnage de « Quasimodo » dans le roman « Notre-Dame de Paris ». Malgré les différences d’âge et les différences physiques entre les comédiens, une véritable harmonie artistique se dégage, démontrant un remarquable équilibre entre les différentes composantes de la pièce.

Pour rappel, « Djedb » a décroché le prix de la meilleure interprétation féminine revenue à la comédienne Amel Benzemouri pour son rôle d’Affaf, lors du 54e Festival national du théâtre amateur de Mostaganem.

L’édition précédente des Journées du théâtre arabe à Béja a été marquée par la participation de la pièce de théâtre « Flouka » produite par le théâtre régional de Skikda, a décroché trois prix, dont celui de la meilleure représentation théâtrale. De plus, le metteur en scène algérien Halim Zedame a été honoré lors de cet événement.

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