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Nationale

Journée mondiale de la liberté de la presse : un hommage aux défunts journalistes

Journée mondiale de la liberté de la presse :  un hommage aux défunts journalistes

La célébration, ce lundi, de la journée mondiale de la liberté de la presse  a été l’occasion pour les journalistes et correspondants de presse de la wilaya de Tizi-Ouzou  pour marquer une nouvelle halte de mémoire et rendre un hommage appuyé aux défunts journalistes.

Cependant, la célébration de ce lundi s’est déroulée en rangs dispersés de la corporation. Deux fractions se réclament chacune comme représentative légitime de la presse au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou. Il s’agit  de l’Union Nationale des Journalistes Algériens (UNJA) d’un côté et de l’autre l’Association des journalistes et correspondants de la wilaya de Tizi-Ouzou.

Concernant l’UNJA, son action a été traduite par  un recueillement  et un dépôt de gerbes de fleurs suivis de la lecture de la Fatiha au niveau du monument dédié aux journalistes assassinés et  à la liberté d’expression aux côtés des autorités locales conduites par le wali, Mahmoud Djamaa , et du P/APC qui ont aussi déposé leurs couronnes au niveau de cette stèle.

Dans une brève déclaration, Mahmoud Djemaâle  a rappelé “le long combat des journalistes à informer le monde entier de la cause algérienne durant la guerre de libération mais aussi   le rôle important joué par la presse au lendemain de l’indépendance pour le développement et l’émancipation du pays.” Par ailleurs, l’UNJA a organisé une rencontre de football au niveau de la salle OMS du 1° novembre de Tizi-Ouzou tout en honorant la mémoire du défunt correspondant du journal Echerrouk Ahmed Ibari décédé en 2018.

Comme elle a rendu un hommage à deux anciens membres de la famille de la presse  toujours en activité à Tizi-Ouzou. Par sa part l’AJC de Tizi-Ouzou a marqué cet événement par un  recueillement avec dépôt de gerbes de fleurs  au niveau du même  mémorial.

A ce rendez-vous, en sus des nombreux confrères et consœurs présents, il y avait aussi des représentants de l’APW et de nombreux représentants de la société civile. Par ailleurs  l’AJCTO a mis à profit cette journée pour  rendre publique une déclaration dans laquelle elle rappelle que « la commémoration de cette journée intervient dans un contexte sanitaire et politique   particulier qui soumet le journaliste à de multiples restrictions pour  l’exercice libre  de son métier ».

Elle a également dénoncé “la  promptitude  à criminaliser le métier de journaliste, en invoquant des arguments qui cachent mal la volonté  à  réinstaurer le délit de presse, à verrouiller un peu plus  un champ médiatique déjà en plein déconfiture”

“Les journalistes de Tizi-Ouzou qui  étaient jusque là plus ou moins épargnés en ce qui concerne leur intégrité physique, on constate désormais avec amertume que leur association qui constituait un cadre pour se défendre fait face à un blocage administratif qui ne dit pas son nom puisque près de cinq mois après avoir déposé son dossier de renouvellement d’agrément aucune suite ne lui a été donné par l’administration, du moins jusqu’à ce lundi” poursuit la déclaration lue par le président de cette association.

Enfin, elle soutient  que  l’avènement du 3 mai, vient pour les rappeler et  les  interpeller que « le chemin est encore long, escarpé et parsemé d’embûches.  Enfin  elle revendique une nouvelle fois «  l’impérative amélioration des conditions socioprofessionnelles des journalistes, situation qui condamnent, certains d’autres nous, à subir une précarité sociale des plus contraignantes dommageable à l’exercice de leurs métiers d’informer ».

Pour conclure, les journalistes et correspondants de Tizi-Ouzou réitèrent leur  engagement « à honorer la mémoire de nos consœurs et confrères morts pour que cette liberté de dire et d’écrire soit effective et réelle ». En somme les deux fractions rivales ont toutes les deux rempli leurs obligations morales.

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