Journée mondiale de la créativité et de l’innovation : L’Algérie booste ses talents estudiantins
Face aux nouveaux défis universitaires internationaux, le président de la Commission nationale de coordination et de suivi de l’innovation et des incubateurs universitaires, Ahmed Mir, a mis en lumière les efforts déployés par l’Algérie en faveur de la promotion de l’innovation et de l’entrepreneuriat universitaire, à l’occasion de la Journée mondiale de la créativité et de l’innovation, célébrée chaque 21 avril sous l’égide de l’Organisation des Nations unies (ONU), affirmant que l’État ne lésine sur aucun effort en la matière.
Ahmed Mir a indiqué que la Journée mondiale de la créativité et de l’innovation est célébrée cette année sous le thème « Exploiter la créativité pour le progrès mondial ». Il a souligné que ce thème revêt une importance particulière dans le contexte algérien, où les pouvoirs publics encouragent les jeunes, en particulier les étudiants, à s’inscrire dans une dynamique stratégique basée sur la valorisation de la matière grise, considérée comme un levier essentiel du développement.
L’intervenant a expliqué que le ministère de l’Enseignement supérieur a adopté, ces trois dernières années, une stratégie axée sur la promotion de l’innovation et de l’entrepreneuriat au sein des universités. Celle-ci repose, selon lui, sur la mise en place d’un écosystème destiné à accompagner les étudiants dans la transformation de leurs idées en projets concrets, qu’il s’agisse de startups ou de brevets d’invention.
Il a précisé que, dans ce cadre, la Commission nationale de coordination et de suivi de l’entrepreneuriat universitaire, de l’innovation et des interfaces (CNCSIIU) a supervisé la création de 134 incubateurs d’entreprises au niveau des universités et de certains établissements publics. Cette démarche vise, a-t-il dit, à « ancrer la culture de l’innovation dans le milieu universitaire et contribuer à l’objectif de création de 20 000 startups, conformément aux orientations des autorités publiques ».
Ahmed Mir a également indiqué que les résultats enregistrés ces dernières années sont jugés encourageants. « Près de 50 000 étudiants ont été inscrits dans le cadre du dispositif permettant de transformer le mémoire de fin d’études en projet d’entreprise », a-t-il ajouté. Il a poursuivi qu’environ 3 200 micro-entreprises ont été financées par l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (Anade), en plus de 423 startups créées, dont 112 ont obtenu le label « startup ».
Selon ses propres termes, près de 1 500 projets innovants ont été recensés, tandis que plus de 3 200 demandes de brevets ont été déposées auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI).
L’orateur a, en outre, fait état de la délivrance de plus de 700 cartes d’auto-entrepreneur à des étudiants. Abordant le second volet de cette stratégie, Ahmed Mir a précisé qu’il repose sur les structures de recherche, à savoir les centres et laboratoires, ainsi que les plateformes numériques et technologiques relevant de la Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique (DGRSDT).
Le responsable a indiqué que le Conseil du gouvernement avait récemment approuvé 17 projets innovants sur les 80 proposés, couvrant plusieurs secteurs, notamment l’agriculture, l’environnement, les ressources en eau, l’industrie et les énergies renouvelables.