Journée internationale du vivre-ensemble en paix : L’Algérie en première ligne du plaidoyer
Instituée par l’ONU sous l’impulsion de l’Algérie, la Journée internationale du vivre-ensemble en paix est célébrée chaque 16 mai. A cette occasion, le président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, et le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Ibrahim Boughali, ont réitéré, à travers leurs déclarations respectives, l’engagement de l’Algérie en faveur du dialogue, de la paix, de la justice et de la coexistence entre les peuples.
Dans un message publié sur le réseau social X, Azouz Nasri a déclaré : « À l’occasion de la Journée internationale du vivre-ensemble en paix, l’Algérie réaffirme son engagement envers sa mission humanitaire basée sur le dialogue et la défense de la justice, puisant son inspiration dans son histoire et les principes de sa glorieuse Révolution. Sous la direction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, l’Algérie restera une voix pour la paix, défendant le droit des peuples à la liberté, à la dignité et à la coexistence dans la sécurité et la stabilité ».
De son côté, Ibrahim Boughali a souligné, dans un communiqué diffusé par l’APN, que l’Algérie continue de s’engager à contribuer à l’instauration de la stabilité et à la promotion des valeurs de dialogue et de compréhension entre les peuples, en cohérence avec son approche axée sur les choix pacifiques dans la gestion des crises internationales, « en conformité avec ses principes immuables ».
Le président de l’APN a également indiqué que « l’expérience algérienne, sous la conduite du président de la République, est de plus en plus reconnue à l’échelle internationale comme un modèle de stabilité et de vivre-ensemble », affirmant que les contributions historiques de l’Algérie à la civilisation humaine témoignent de son rôle de « leadership » dans la promotion des valeurs de paix et de coexistence.
Le même parlementaire a conclu en soulignant la nécessité impérieuse de poursuivre les efforts collectifs pour ancrer une culture de paix et booster la coopération internationale, au service de la stabilité et du développement durable aux niveaux régional et international.
Au-delà des déclarations politiques, la célébration de cette Journée trouve en fait ses origines dans un processus diplomatique porté par l’Algérie au niveau des Nations unies. Le pays a joué un rôle non négligeable dans l’adoption de la résolution 72/130 de l’Assemblée générale des Nations unies, adoptée le 8 décembre 2017, qui a institué cette journée internationale.
Cette initiative, portée par l’Algérie avec l’appui de partenaires internationaux et d’acteurs de la société civile, a bénéficié du soutien de plusieurs organisations et regroupements internationaux, contribuant à son adoption à l’unanimité. Elle s’insère dans une dynamique diplomatique tendant à promouvoir les valeurs de dialogue, de tolérance et de coexistence pacifique à l’échelle mondiale.
Il convient de rappeler que les textes fondateurs de la Révolution nationale, à savoir la Déclaration du 1er novembre 1954 et la plate-forme du Congrès de la Soummam, ont posé les bases d’une vision axée sur le respect des libertés fondamentales. La plate-forme de la Soummam, quant à elle, explicite ce principe en affirmant le rejet de toute distinction de race, d’origine ou de confession.
Ledit texte a, de facto, rejeté toute forme de division communautaire, déclarant que la lutte de libération nationale s’inscrivait dans un combat universel pour la liberté, la justice et la dignité humaine, par-delà les appartenances religieuses ou sociales.
Dans un contexte mondial traversé par une recrudescence des défis sécuritaires et des tensions sociales croissantes, ainsi que par la multiplication de conflits meurtriers, à l’instar de ceux qui secouent Gaza et d’autres régions du globe, les autorités continuent de privilégier la voie de jouer la carte du dialogue sur le plan diplomatique auprès des instances régionales et internationales, plaçant l’accent sur le fait de renforcer les mécanismes de concertation et de promouvoir des solutions politiques aux conflits afin d’éteindre les foyers de tension.