Journée internationale des travailleurs : Rassemblement des syndicats autonomes à Alger    – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Journée internationale des travailleurs : Rassemblement des syndicats autonomes à Alger   

Journée internationale des travailleurs : Rassemblement des syndicats autonomes à Alger   

Le rassemblement pacifique auquel ont appelé les syndicats autonomes de la fonction publique a eu lieu, ce lundi, comme prévu, à la place du 1er-Mai, à Alger. Les syndicalistes ont encore une fois réitéré leur refus catégorique de la loi sur l’exercice syndical et du projet de loi relatif au règlement des conflits du travail et au droit de grève, actuellement en discussion au Conseil de la nation.

Après avoir épuisé toutes les démarches pour faire entendre leur voix à travers la saisie des hautes autorités du pays, en l’occurrence le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le Conseil constitutionnel et le Parlement, les syndicats autonomes de la fonction publique ont tenu, ce lundi, un rassemblement à la place du 1er-Mai, en face du lycée El-Idrissi, pour, une fois encore, dire «  non » à la loi sur l’exercice syndical adoptée par le Parlement et « non » au projet  de loi relatif au règlement des conflits du travail et au droit de grève, examiné actuellement au Sénat..

Le sit-in s’est déroulé dans le calme, entouré d’un dispositif sécuritaire important. La foule importante de syndicalistes venus des différentes wilayas du pays, représentants de plusieurs secteurs de la fonction publique, scandait des slogans dénonçant toute entrave aux libertés syndicales : « Pacifique, pacifique, nos revendications sont légitimes » ; « Résistants résistants, nous continuons notre lutte » ; « Non pour toute entrave aux libertés syndicales » ; « Un parlement en mode sur commande ».

Dans son allocution, Djamel Ghoul, président du Conseil autonome des imams, a précisé que ce rassemblement se veut être pacifique par excellence. « Les slogans que les syndicats scandent sont bien étudiés. Notre sit-in d’aujourd’hui, le 1er, à la place du 1er-Mai contient plusieurs messages qui nous incitent à maintenir notre refus de la loi qui entrave les libertés syndicales et celle qui interdit le droit de grève qui assure la paix sociale. L’indépendance des syndicats est une ligne rouge », a-t-il indiqué.

Le coordinateur de la Confédération des syndicats algériens (CSA) a ajouté que « nous avons refusé les deux projets de loi et nous avons exprimé des réserves autour de ces derniers, à savoir le dépassement des lois de la République qui régit l’activité syndicale ainsi que toutes les conventions internationales dans ce domaine ». Il a expliqué, dans ce sens, que les syndicats ont entrepris toutes les démarches légales, à savoir la saisie du président de la République, le Conseil constitutionnel et le Parlement avec ses deux Chambres, mais en vain. « Raison pour laquelle nous sommes aujourd’hui ici, et nous allons lutter jusqu’au bout », a-t-il affirmé.

Pour sa part, Messaoud Boudiba, porte-parole du Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste), a qualifié la situation sociale dans laquelle se trouvent les travailleurs de « désagréable. Il a également fait référence à la détérioration du pouvoir d’achat qui touche les travailleurs et la société ».

De son côté, Zoubir Rouina, secrétaire général du Conseil des lycées d’Algérie (CLA), a indiqué au Jeune Indépendant que « la scène syndicale est en danger. Lesdits projets vont ouvrir les portes à la domination dans les établissements scolaires et publics. Ces textes législatifs vont créer un déséquilibre dans la relation du travail ».

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