Journée internationale de la jeunesse : L’Algérie ouvre grand le champ des possibles
LA l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, célébrée ce 12 août, le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) a mis l’accent sur la place des jeunes dans la société et réaffirme son engagement en faveur de leurs droits, de leur participation à la vie publique et de leur contribution au développement national. C’est ce qu’a indiqué, ce mercredi, un communiqué du CNDH.
Le CNDH a présenté les jeunes comme « un pilier fondamental de l’édification de l’Algérie nouvelle » et « un partenaire essentiel dans la consolidation de l’Etat de droit et de la culture des droits de l’homme ». Il a également relevé leurs capacités et leur potentiel à contribuer au développement durable ainsi qu’à promouvoir les valeurs de citoyenneté, d’innovation et de solidarité. Il a soutenu que « leur capacité d’initiative, leur créativité et leur maîtrise des nouvelles technologies constituent autant d’atouts pour accompagner les mutations économiques, sociales et numériques qui traversent la société ».
En outre, le Conseil a relevé les efforts engagés par l’Etat pour renforcer la place des jeunes dans la société. Il a notamment cité la consécration constitutionnelle de leurs droits ainsi que la création du Conseil supérieur de la jeunesse, soulignant que « cette instance constitue un mécanisme institutionnel destiné à favoriser l’expression des jeunes et leur implication dans la vie publique et les processus décisionnels ».
Pour le CNDH, ce cadre contribue à renforcer leur capacité à participer aux débats et aux choix qui touchent directement leur avenir. Le CNDH a également salué les politiques destinées à encourager « l’esprit d’initiative, l’entrepreneuriat et l’innovation ». Il a mis en avant les investissements consacrés à l’éducation, à la formation et à la transformation numérique, considérés comme des leviers importants pour préparer les jeunes aux mutations économiques et technologiques. L’instance a également estimé que ces évolutions offrent de nouveaux espaces d’initiative, notamment dans les domaines liés au numérique et à l’entrepreneuriat. Elles nécessitent en parallèle un accompagnement adapté afin de permettre aux jeunes de valoriser leurs compétences et de concrétiser leurs projets.
Consolidation de l’ancrage africain
Le CNDH a également mis en avant l’adhésion de l’Algérie à la Charte africaine de la jeunesse, intervenue le 31 juillet dernier. Cette démarche témoigne, selon le Conseil, de l’« engagement ferme » de l’Algérie en faveur « de la promotion des droits des jeunes et de la consolidation de leur participation au processus de développement », inscrivant de facto l’action nationale dans le cadre régional et continental consacré à la jeunesse. Expliquant que cette adhésion vient compléter les mécanismes mis en place au niveau national et renforcer l’ancrage africain de l’action menée en faveur des jeunes, il a souligné qu’elle traduit la volonté de l’Algérie de s’inscrire dans les cadres continentaux portant sur leurs droits, leur autonomisation et leur contribution au développement.
Concernant le volet civique, le CNDH a assuré de la place importante accordée à la diffusion de la culture des droits de l’homme auprès des jeunes, soutenant que « la connaissance des droits et des responsabilités constitue un élément essentiel pour favoriser leur implication dans la vie collective et renforcer leur citoyenneté ». Le Conseil a également estimé que « la promotion des droits devait aller de pair avec la création de conditions permettant aux jeunes de développer leurs capacités et d’accéder aux opportunités offertes dans les domaines de l’éducation, de la formation, de l’emploi et de l’initiative ».
Il a tenu à préciser que cette approche s’inscrit dans le prolongement des engagements internationaux et régionaux de l’Algérie ainsi que des Objectifs de développement durable, qui accordent une place importante à l’éducation, à l’égalité des chances, à l’emploi et à la participation des jeunes.
A cette occasion, le CNDH a renouvelé son engagement en faveur de « la promotion et la protection des droits des jeunes », de la diffusion de la culture des droits de l’homme auprès d’eux et du soutien aux initiatives destinées à renforcer leur rôle dans la société. Il a enfin renouvelé son engagement à contribuer à leur épanouissement et à leur participation, afin de renforcer leur rôle « en tant qu’acteurs essentiels dans l’édification d’une Algérie forte, fondée sur le respect de la dignité humaine et de l’Etat de droit ».