-- -- -- / -- -- --
Nationale

Journée de la diplomatie algérienne : Un vibrant hommage aux pionniers

Journée de la diplomatie algérienne : Un vibrant hommage aux pionniers

En présence de hautes personnalités du gouvernement, des représentants du monde diplomatique accrédités en Algérie, Abdelkader Messahel, ministre des Affaires étrangères, a présidé ce 8 octobre au Centre international des conférences (CIC) le 55e anniversaire de la diplomatie algérienne.

Un film documentaire a été projeté, dans lequel a été souligné le rôle majeur personnalisé par le président Abdelaziz Bouteflika, en sa qualité de ministre des Affaires étrangères durant plusieurs années.

Dans son allocution, Messahel a souligné le climat de confiance qui a caractérisé la diplomatie algérienne par le passé et jusque dans le présent. Il a rappelé que les fondements de la crédibilité et de la haute teneur de cette diplomatie ont été scellés pendant la guerre de libération nationale.

Des noms comme celui de Hocine Aït Ahmed ont réussi à faire entendre le cri de l’Algérie en guerre contre le colonialisme à la fameuse conférence de Bandung en 1955, présidée par des célébrités politiques de l’époque. La diplomatie algérienne, offensive et dynamique, a permis quelques années plus tard l’inscription de la question algérienne à l’Organisation des Nations Unies, longtemps combattue par la France coloniale.

Cette inscription dans l’agenda de l’ONU a été suivie par la création du Gouvernement provisoire de la République algérienne, instance qui a ouvert la voie à l’ouverture des négociations avec la France et mis fin à la guerre avec la victoire finale qui est l’indépendance de l’Algérie.

La diplomatie algérienne, très active, a donc joué un rôle majeur aux côtés de la lutte armée pour la libération du pays. A l’époque du président Houari Boumediene, cette diplomatie a brillé dans le leadership des pays non-alignés, puis s’est distinguée, dans les années 1980, dans la résolution de graves conflits.

Ainsi, sous la conduite éclairée de fins diplomates, à l’image de Réda Malek, un douloureux conflit entre les USA et l’Iran a été résolu avec la libération de 80 otages américains qui ont retrouvé leur liberté en transitant par l’aéroport d’Alger en 1981.

Ces années 1980 ont été tragiques pour la diplomatie algérienne avec la perte cruelle de son dirigeant, Mohamed-Seddik Benyahia, mort dans un accident d’avion, alors qu’il était en pleine mission humanitaire, ayant pour objectif de mettre fin à un long et dur combat entre deux pays frères, l’Iran et l’Irak.

Benyahia avait auparavant miraculeusement échappé à la mort dans un accident d’avion alors qu’il menait une mission de bons offices dans le règlement d’un conflit entre deux pays africains.

Trouver des résolutions pacifiques aux conflits a toujours été le fort de la diplomatie algérienne. C’est le cas pour l’Erythrée hier, le Mali et la Libye aujourd’hui, et l’institution de l’organisation du NEPAD en Afrique, prônée par le président Abdelaziz Bouteflika et son homologue du Nigeria. A propos du président Abdelaziz Bouteflika, son importante contribution a été soulignée dans le rayonnement de la diplomatie algérienne alors qu’il était ministre des Affaires étrangères.

C’est notamment grâce à lui, alors qu’il était président d’une session des Nations Unies en 1974, que Yasser Arafat a pu lancer son fameux discours pour la paix en Palestine, brandissant d’une main un rameau d’olivier et une carabine de l’autre.

Aujourd’hui, toujours fidèle à sa doctrine de règlement des conflits par la voie pacifique, la diplomatie algérienne reste toujours fondamentalement attachée à ce principe partout dans le monde et en particulier pour le Sahara occidental.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email