-- -- -- / -- -- --


Nationale

Jour de la victoire: La préservation de la mémoire historique, un pont entre nos peuples

Jour de la victoire: La préservation de la mémoire historique, un pont entre nos peuples

À l’occasion du 81ᵉ anniversaire de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique, S.E.M. Alexey Solomatine, Ambassadeur de la Fédération de Russie en Algérie, livre une réflexion poignante sur la signification du 9 mai.

Le 9 mai est pour la Russie une fête particulière et sacrée. Pour des millions de personnes, le Jour de la Victoire n’est pas seulement une date mémorable du calendrier, mais une histoire personnelle. La Grande Guerre patriotique a été une tragédie nationale qui a touché chaque famille. Pour nous, c’est une fête « des larmes aux yeux ». Le souvenir de l’exploit héroïque de nos ancêtres se transmet de génération en génération. 81 ans plus tard, nous sommes toujours conscients à quel prix la paix a été obtenue.

Lorsque nous déposons des gerbes devant les monuments à la mémoire des défenseurs qui ne sont pas revenus de la guerre, que nous défilons au son des chants de l’époque de la guerre, les portraits de nos grands-pères et arrière-grands-pères en main, dans le cadre de la marche commémorative « Le Régiment immortel », que nous rendons hommage à ceux qui ont défendu l’indépendance de la Patrie au prix de leur vie, nous ne nous contentons pas d’honorer leur mémoire : nous nous opposons à toute tentative de déformer la vérité historique. Nous voulons faire en sorte que l’exploit des millions de soldats de l’Armée Rouge, qui ont sauvé le monde il y a 81 ans, n’ait pas été vain. Notre responsabilité envers le passé et l’avenir est d’empêcher que cette terrible tragédie ne se reproduise.

La Seconde Guerre mondiale a été la plus cruelle et la plus sanglante de toute l’histoire de l’humanité. Elle a touché plus de 60 pays et plus de 80 % de la population mondiale. Les combats ont directement concerné plus de 40 États et se sont déroulés sur les territoires de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique, ainsi que sur tous les océans. Cependant, c’est sur le front de l’Est que se sont déroulées les batailles les plus importantes et les plus acharnées. La défaite du nazisme – quoi que l’on tente de prouver aujourd’hui –, c’est l’Union soviétique, ses peuples et l’Armée Rouge qui y ont apporté la contribution principale et décisive.

Notre pays multiethnique a subi des pertes sans précédent : plus de 27 millions de personnes. Ce chiffre est difficile à imaginer : derrière lui se cachent non seulement le sort de soldats, mais aussi celui de millions de civils dont la vie a été fauchée par la guerre. Tout cela témoigne de l’ampleur effroyable de la tragédie du peuple soviétique. Les actes criminels de l’Allemagne nazie ne sont rien d’autre qu’un génocide et le crime le plus sanglant contre l’humanité de l’histoire mondiale.

Le 19 avril, la Russie a célébré pour la première fois la Journée de commémoration des victimes du génocide du peuple soviétique, perpétré par les nazis et leurs complices pendant la Grande Guerre patriotique. Les nazis ont systématiquement exterminé l’ensemble de la population multiethnique de notre pays, sans distinction d’appartenance ethnique, raciale ou religieuse. Notre devoir envers nos ancêtres est de ne pas laisser tomber dans l’oubli ces crimes imprescriptibles.

Pour l’Algérie, la question de la mémoire historique revêt une importance particulière. L’histoire de ce pays est celle d’une lutte pour l’indépendance, pour le droit de tracer sa propre voie, pour la liberté et la dignité. La mémoire des victimes de cette lutte reste un élément essentiel de l’identité nationale et de la conscience collective. C’est précisément dans ce respect de la mémoire que nos peuples se ressemblent. Nous sommes unis par la compréhension de la valeur de la vie humaine et de la responsabilité de préserver la vérité sur le passé. Cela a constitué le fondement des relations si chaleureuses et amicales entre nos pays.

La mémoire peut être comparée à un pont qui relie les époques et les peuples. Elle nous aide à voir dans l’histoire de l’autre non pas quelque chose d’étranger, mais quelque chose de proche et de compréhensible.

Aujourd’hui, m’adressant aux lecteurs algériens, je tiens à souligner que préserver la mémoire, c’est contribuer à l’avenir. Car c’est ainsi que nous préservons l’humanité, et, par conséquent, le fondement de la paix et de la confiance mutuelle.



Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email