Jordanie : deux soldats américains tués et un troisième porté disparu après une attaque iranienne
Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a confirmé, ce samedi, la mort de deux militaires américains et la disparition d’un troisième à la suite d’une opération militaire menée le 17 juillet en Jordanie.
Selon le communiqué officiel du CENTCOM, quatre autres soldats ont été blessés lors de cet événement et ont été transportés vers des hôpitaux jordaniens pour y recevoir des soins. L’état-major américain n’a, pour l’heure, fourni aucun détail supplémentaire concernant la nature ou les circonstances précises de l’opération.
Cette annonce intervient au lendemain d’une déclaration officielle du Corps des gardiens de la révolution iranienne. Vendredi, Téhéran a affirmé avoir ciblé, en deux phases, des avions de combat et des ravitailleurs américains stationnés en Jordanie.
L’opération, menée au moyen de plusieurs missiles balistiques et d’un grand nombre de drones, aurait entraîné la destruction de plusieurs appareils et causé des dégâts importants sur d’autres, selon les autorités iraniennes.
Le Corps des gardiens de la révolution a justifié cette attaque comme une mesure de représailles contre les États-Unis. Téhéran accuse Washington d’avoir utilisé ses bases jordaniennes pour mener des frappes contre des cibles civiles à Bandar Abbas, dans le sud de l’Iran, visant notamment des infrastructures critiques, des ponts et des zones résidentielles.
Par ailleurs, Téhéran a souligné qu’à la suite de l’attaque contre la base d’Al-Udeid au Qatar l’an dernier, l’armée américaine avait transféré son centre de commandement régional vers la base d’Al-Azraq, en Jordanie. Les autorités iraniennes qualifient cette installation de centre névralgique des opérations militaires américaines contre la Palestine et d’autres pays de la région.
Selon les Gardiens de la révolution, cette base aérienne abrite de nombreux ravitailleurs ainsi que des chasseurs de type F-35, F-15 et F-16, utilisés, selon Téhéran, pour mener des raids aériens contre les populations civiles en Palestine, au Liban et en Iran.