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Nationale

Joint-venture entre SAIDAL et le Jordanien Bio Center ACDIMA

Joint-venture entre SAIDAL et le Jordanien Bio Center ACDIMA

Le groupe SAIDAL a signé mardi une joint-venture avec le Jordanien bio center d’ACDIMA au siège du ministère de l’Industrie et des Mines.

Le partenariat porte sur la formation des cadres et des techniciens algériens dans l’industrie pharmaceutique mais surtout dans le domaine du contrôle de qualité des médicaments génériques et leur efficacité par rapport aux médicaments de référence ou « princeps », a expliqué le directeur général de SAIDAL, Yacine Younsi, à l’issue de la cérémonie de signature.

Il a rappelé que le centre de bioéquivalence, le premier en Algérie, a été inauguré en 2016 pour assurer le contrôle des génériques produits localement, en soulignant que cette joint-venture permettra de profiter du savoir-faire jordanien dans ce domaine.

« Cela devrait booster l’industrie pharmaceutique en Algérie car la question de l’équivalence entre les générique et les marque de références sera tranchée par ce centre », a-t-il affirmé. Selon le DG de SAIDAL, le Centre de bioéquivalence prévoit la réalisation de dix études par an avec des volontaires pour évaluer le niveau de qualité des produits fabriqués en Algérie.

« En somme, c’est un centre qui permet d’assurer la commercialisation des médicaments génériques selon les normes internationales », a-t-il résumé. Pour le directeur général de Bio Center ACDIMA, Mohammad Khalil Mohammad, ce partenariat permet de développer les compétences algériennes dans le domaine du contrôle et de la bioéquivalence des médicaments par rapport aux génériques, qui devraient être aussi efficaces et sûrs que les médicaments de référence.

Il a affirmé que sa société, créée en 1976, est sollicitée dans le monde arabe notamment dans les pays du Golfe, pour réaliser la faisabilité et les études techniques des projets à mettre en place. Mais elle se concentre également sur le domaine de la formation pour créer un personnel compétent pour les industries pharmaceutiques et les appareils médicaux.

D’un montant financier de 30 millions de dollars, le projet est détenu à 60 % par SAIDAL et à 40 % par son partenaire jordanien, a expliqué le directeur général de SAIDAL. Il a précisé que ce financement est destiné exclusivement à l’aménagement du centre, au service technique et à l’équipement des laboratoires, car le bâtiment des laboratoires existe déjà.

« Le coût de réalisation du centre a été allégé car nous avons utilisé une ancienne bâtisse de SAIDAL » a tenu à préciser Younsi. Ainsi, les activités du centre de bioéquivalence devraient encourager les opérateurs de l’industrie pharmaceutique dont les produits ont prouvé leur efficacité.

Des autorisations leur seront délivrées afin de leur permettre de substituer les médicaments génériques aux médicaments importés. Pour rappel, la facture des médicaments avoisine en moyenne les deux milliards de dollars par an.

Pour alléger ses dépenses, le ministère de la Santé avait listé, en 2015, 357 médicaments interdits à l’importation en plus de onze matériels médicaux fabriqués localement, tels les seringues ,compresses et bandes de gaze et le bicarbonate de soude pour dialyse. 

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