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Monde Europe

Johnson espère parvenir à un accord post-Brexit avec l’UE

Johnson espère parvenir à un accord post-Brexit avec l’UE

Tandis que les experts présagent un « no deal » potentiellement dévastateur pour l’économie britannique, s’appuyant sur le tollé provoqué par un projet de loi britannique revenant sur des engagements passés, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, demeure confiant, assurant avoir « bon espoir » de parvenir à un accord post-Brexit avec l’Union européenne.

Interrogé par le comité de liaison, qui regroupe les présidents des différentes commissions parlementaires, à ce propos, le dirigeant conservateur a affirmé que « Ce n’est pas ce que ce pays veut. Et, ce n’est pas ce que nos amis et partenaires de l’UE veulent de nous ».

Or en dépit de cette bonne volonté, M. Johnson refuse de céder du terrain sur le projet de loi revenant en partie sur certains engagements pris dans l’accord encadrant la sortie du Royaume-Uni de l’UE fin janvier.

Menaçant d’une action en justice, les Européens ont donné à Londres jusqu’à la fin du mois pour retirer les dispositions controversées, qui remettent en cause des règles douanières pour l’Irlande du Nord destinées notamment à éviter le rétablissement d’une frontière physique entre la République d’Irlande, membre de l’UE, et la province britannique.

Le PM britannique juge préférable d’avoir « protections qui garantissent l’intégrité » de son pays et protègent contre une rupture potentielle du Royaume-Uni.

Il a estimé que les Européens avaient « manifestement échoué » à garantir l’absence de « blocus » dans les échanges entre l’Irlande du Nord et la Grande-Bretagne en cas de « no deal » à la fin d’une période de transition s’achevant fin 2020.

Dans ce contexte, Européens et Britanniques tentent toujours de négocier un accord sur leur future relation commerciale. Mais les dernières discussions n’ont permis aucune percée majeure.

Les deux parties ont affirmé qu’un accord devait être conclu en octobre pour éviter un « no deal » qui se traduirait dès le 1er janvier par des droits de douane entre le Royaume-Uni et le bloc européen et risquerait d’aggraver la crise provoquée par le coronavirus.

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