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JO-2016 : Makhloufi sauve encore une terne participation algérienne

JO-2016 : Makhloufi sauve encore une terne participation algérienne

L’athlète de demi-fond Taoufik Makhloufi a sauvé la participation algérienne aux Jeux Olympiques 2016 (JO-2016) de Rio de Janeiro en remportant deux médailles d’argent sur 800 et 1500m au milieu d’une polémique née de ses déclarations critiquant certains responsables du sport algérien.

L’Algérie, qui ambitionnait d’égaler le record de Sydney-2000 où elle avait remporté cinq breloques dont une en or, s’est finalement contentée de deux en argent, en recul par rapport aux Jeux de Londres-2012, marqués par le vermeil de ce même Makhloufi sur 1500 m.

Les Jeux, programmés à la fin de chaque mandat olympique, constituent le « test de vérité » pour évaluer l’évolution du sport d’élite après quatre voire huit années de travail. L’Algérie fondait beaucoup d’espoirs notamment sur la boxe, l’athlétisme et le judo, mais n’a pas réussi à briller en terre brésilienne et il a fallu attendre le dernier virage pour voir l’emblème national flotter à Rio grâce à Makhloufi et ses deux médailles, exactement comme ce fut le cas en 2012.

La grosse déception est venue de la boxe avec l’élimination de Mohamed Flissi (-52 kg) au pied du podium par un jeune pugiliste vénézuélien âgé d’à peine 19 ans. Les Benchabla, Chadi, Abbadi, Bouloudinat, Keddache et Hammachi ont eu le même sort et le noble art algérien reste incapable de gagner une médaille aux JO depuis le bronze de Mohamed Allalou en 2000 à Sydney.

La seule satisfaction reste la belle prestation de Réda Benbaziz qui a réussi à atteindre les quarts de finale pour sa première participation à un rendez-vous olympique. En judo, les résultats des Algériens ont été étalements décevants, car parmi les cinq judokas qualifiés, seuls deux (Lyes Bouyacoub Tayeb Mohamed-Amine) ont réussi à passer un tour. Les trois autres, à savoir Abderrahmane Benamadi, Houd Zourdani et Asselah Sonia ont quitté la compétition par la petite porte.

Les autres disciplines ne sont pas mieux loties et les résultats enregistrés à Rio de Janeiro sont l’illustration parfaite de leur petite santé.

En cyclisme, les deux coureurs Youcef Reguigui et Abderrahmane Mansouri ont abandonné comme Azzedine Lagab en 2012. En escrime, les deux tireurs Victor-Hamid Sintes et Anissa Khelfaoui, dont c’était les troisièmes JO, ont pris la porte de sortie rapidement, alors qu’en natation, le jeune Oussama Sahnoune a échoué dans sa tentative d’aller en demi-finales du 50m nage libre.

Un coup de gueule qui a fait le buzz

En football et pour son retour aux Jeux après 36 ans d’absence, la sélection algérienne olympique a été éliminée sans gloire dès le premier tour suite à deux défaites face respectivement au Honduras (3-2) et à l’Argentine (2-1) et un nul contre le Portugal (1-1).L’athlétisme a laissé relativement une meilleure impression avec cette bonne 5e place du décathlonien Larbi Bourrada accompagnée d’un nouveau record d’Afrique.

Ces résultats en dents de scie ont poussé Makhloufi, après avoir remporté sa deuxième médaille au 1500m, à sortir de son mutisme, critiquant sévèrement certains responsables du sport algérien qui, selon lui, « utilisent leurs postes de responsabilité pour réaliser leurs intérêts personnels contre celui des sportifs ».

L’Etat algérien a dégagé des moyens considérables pour aider les athlètes à se préparer dans les meilleures conditions, malheureusement, certains responsables du sport en Algérie à tous les niveaux n’ont pas été à la hauteur de la mission qui leur a été confiée. Ils ont déçu le peuple algérien et les pouvoirs publics », avait-il pesté.

L’enfant de Souk Ahras, premier Algérien à être médaillé dans deux éditions différentes de JO, a poursuivi encore sa diatribe en zone mixte :

« J’ai souffert pendant quatre ans depuis mon titre olympique de Londres, alors que dire des autres athlètes anonymes. Le gouvernement a alloué de gros moyens pour aider les athlètes algériens mais ces personnes ne pensent qu’à leurs intérêts et le résultat, on le constate lors de ces jeux Olympiques ».

Une sortie médiatique inattendue du champion algérien qui a fait le buzz et fait réagir le ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali, le président du Comité olympique et sportif algérien, Mustapha Berraf, le patron de la Fédération algérienne d’athlétisme, Amar Bouras et d’autres responsables, chacun disant ne pas être visé par ces déclarations et demandant des précisions a promis des noms et d’autres révélations à son retour à Alger, il n’en fut finalement rien et l’affaire a été tuée dans l’oeuf, l’athlète se contentant seulement de maintenir ses déclarations faites à Rio.

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