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Energies

Jinergy, Shanghai Electric et ‎POWERCHINA consolident leur ‎partenariat avec Terra Sola ‎Algérie ‎

Jinergy, Shanghai Electric et ‎POWERCHINA consolident leur ‎partenariat avec Terra Sola ‎Algérie ‎

La société Terra Sola Algérie PV Production (TSA), partenaire du groupe mondial germano-suisse « Terra Sola », développeur et investisseur dans les énergies renouvelables, a consolidé son partenariat exclusif avec les géants chinois, Jinergy, Shanghai Electric Group et Power Construction Corporation of China (POWERCHINA).

L’objectif est de renforcer le mégaprojet intégré et innovant de TSA en Algérie d’un montant d’investissement de 5 milliards de dollars, dont la réalisation  de quatre centrales solaires de 1GWp chacune, d’ici 2024, a déclaré au Jeune Indépendant, M. Belkacem Haouche, directeur général de Terra Sola Algérie.

« Terra Sola est fière d’avoir gagné la confiance de trois géants étatiques de l’industrie chinoise, qui ont paraphé un contrat de consolidation du partenariat exclusif avec TSA, pour la réalisation de son ambitieux projet de faire de l’Algérie un leader en Afrique dans le domaine de l’énergie solaire», s’est félicité M. Haouche, précisant que l’objectif de ce partenariat est de doter l’Algérie d’une technologie de pointe lui permettant d’atteindre une totale autonomie dans ce domaine.

Le partenariat porte, entre autre, sur la conception et la construction de centrales de 4 GWp, la planification et réalisation d’un nouveau réseaux moderne de transport électrique et la construction de lignes de transmission modernes et de sous-stations dernière technologie, et des services intégrés, y compris la mise à jour et la maintenance à long terme.

Le DG de Terra Sola Algérie, a précisé que le partenaire chinois participera également à des initiatives de qualification des travailleurs et des fournisseurs locaux et apportera son soutien aux PME.

De plus, des partenariats universitaires seront établis entre les universités algériennes et l’Université de Shanghai, afin de faire des universités locales deviennent des pôles technologiques et de recherches  grâce  à la réalisation de plans tests, qui feront de l’Algérie un pays exportateur de technologie.

Dans cette optique, le groupe germano-suisse a auparavant signé un protocole d’entente avec l’Université Abou Bekr Belkaid de Tlemcen, portant sur la formation et le transfert de savoir et de la technologie dans le domaine au profit des étudiants algériens, pour un montant de 10 millions de dollars.

Le protocole d’entente comporte entre autres, selon M. Haouche, l’octroi de bourses à des étudiants de l’université pour se spécialiser dans le domaine des énergies renouvelables grâce aux partenaires du groupe Terra Sola en Allemagne et en Europe. Et, la priorité leur sera accordée pour intégrer le projet du consortium Terra Sola en Algérie.

Le solaire, un choix gagnant

Interrogé, par ailleurs, sur le retard cumulé par l’Algérie pour engager sa transition énergétique notamment vers l’hydrogène vert, au moment où une véritable course est menée par plusieurs pays arabes, à leur tête le Maroc et l’Arabie Saoudite pour avoir le monopole dans ce domaine, M. Haouche a averti que « l’Algérie doit réagir sans tarder en optant pour des partenaires réactifs, sûrs et expérimentés».

Il explique également que « le solaire n’est qu’une plate-forme de démarrage, alors que la vraie transition énergétique consiste en le passage du pétrole vers l’hydrogène vert », poursuivant que « le but ultime est de maintenir la viabilité de la planète pour les générations futures».

Dans ce contexte, le DG de Terra Sola Algérie, a garanti la capacité de son groupe à rattraper ce retard et même à aller vers l’exportation, grâce au financement de l’investissement d’un projet intégré pour la production de 4000 MWp d’ici 2024 pour un montant de 5 milliards de dollars, comprenant la construction de la plus grande et la seule plateforme de l’industrie solaire en Afrique, dans la région de Ras El Ma, wilaya de Sidi Belabes, la création d’un réseau moderne de transport de l’énergie de 1600 KM et surtout une station dernière génération pour la production de l’hydrogène vert, une énergie qui générera d’importantes entrées en devise.

Ce projet est une base solide pour atteindre l’objectif tracé par le gouvernement de produire 15000MWp en 2035.

Insistant sur l’importance d’une telle évolution pour l’économie nationale, il a ajouté que «67000 emplois seront créés grâce à la mise en place à terme d’une industrie de fabrication locale de composants bancables, certifiés et normalisés de l’industrie solaire pour un taux d’intégration nationale de 90% ».

Les composants made in Algeria, explique le DG de Terra Sola, « auront une  garantie de performance solide à long terme, validée et certifiée par assureur mondial reconnu, comme exigé par les banques internationales qui conditionnent toute opération financière par des  certifications à obtenir nécessairement auprès des plus grands instituts mondiaux, notamment  Tüv (Allemagne), MCS (Royaume-Uni) et ISO (Suisse)».

Cette démarche permettra à l’économie algérienne dans le domaine de l’énergie renouvelable actuellement la meilleure alternative au pétrole la possibilité d’exporter les composants bancables de qualité TIER ONE fabriqués localement.

Les opérateurs économiques locaux pourront avoir localement des composants qu’ils importaient auparavant à des couts très attractifs, ce qui leur permettra d’améliorer leur compétitivité sur le marché national et international.

Concernant la certification des composants, une des exigences des banques et assurances internationales, M. Haouche a signalé que les entreprises dans le domaine pourront l’obtenir  à des couts accessibles et en monnaie locale grâce aux contrats de certifications qui ont été achetés par Terra Sola Algérie en exclusivité pour l’Algérie auprès des grands instituts mondiaux.

Le DG de TSA a rappelé que son entreprise a signé un protocole d’entente portant sur le développement de la coopération industrielle dans le domaine des énergies renouvelables avec la Confédération des industriels et des producteurs algériens (CIPA) ainsi que la bourse de l’industrie (BSTPO), assurant aux affiliés de la CIPA et de la BSTPO l’obtention d’une technologie de pointe et l’accès au marché international.

A travers cette démarche,  qui entre dans la politique de mise à niveau de PME et de startups,  Terra Sola Algérie, s’emploiera à œuvrer à l’émergence d’une industrie solaire nationale pérenne conformément à l’esprit du plan d’actions du gouvernement dans son segment relatif à la transition et l’efficacité et l’économie énergétique.

Le projet en EPC+ (ingénierie, approvisionnement et construction + financement) du consortium Terra Sola offre à l’Algérie l’opportunité de développer une économie d’avenir, qui permettra d’élever le pays au rang des grands producteurs mondiaux de l’énergie verte, une option qui consacre un modèle énergétique voué à la consommation interne et à l’exportation, loin des anciennes pratiques et de la bureaucratie des appels d’offres, qui ont mis à mal le trésor public sans pour autant garantir des infrastructures fiables.

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