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Nationale

«Je frapperai à plus haut niveau !»

«Je frapperai à plus haut niveau !»

« Je vous assure qu’aucun membre de cette brigade ne restera ici. J’userai de mon poste en ma qualité de premier responsable du barreau d’Alger pour que vous ne remettiez plus les pieds pas seulement au tribunal criminel mais au niveau du siège de la cour d’Alger ».

« Je vous assure que vous allez tous payer cher d’avoir interdit à un de mes auxiliaires de communiquer avec son client. Je frapperai à plus haut niveau pour que vous soyez tous sanctionnés par votre hiérarchie ! »

Ce sont là les propos menaçants lancés par Me Silini Abdelmadjid avant-hier à l’endroit des membres de la brigade chargée de la couverture sécuritaire au tribunal criminel d’Alger, et à leur tête l’officier de police, en présence des justiciables et citoyens qui étaient sur place ahuris par ce qu’ils venaient d’entendre.

Tout a commencé vers 11 heures passés de quelques minutes dans la salle d’audience numéro 2 qui devait abriter le procès de pas moins de 10 inculpés poursuivis dans une délicate affaire liée au trafic de drogue, lorsque Me Khemkhem Zakaria, constitué au profit de l’un des inculpés et sans robe noire s’est rapproché du périmètre du box des accusés et voulait prendre contact avec son client.

A cet instant, le policier qui était chargé de surveiller les mis en cause s’est dirigé vers l’avocat et lui a demandé poliment et gentiment qu’il était en infraction d’autant plus qu’il ne portait pas sa robe noire. Mais l’avocat a continué d’avancer vers son client tout en proférant des obscénités contre le policier qui a gardé son calme.

Furieux, le même avocat s’en est pris à un autre policier qui était debout devant le box des accusés qui lui a demandé de s’éloigner de l’endroit car cela pourrait créer un climat d’insécurité à l’enceinte de la salle d’audience qui semblait trop exiguë pour contenir les parents et proches des inculpés.

Quelques instants plus tard, l’officier chargé de la couverture sécuritaire au niveau du tribunal criminel d’Alger fait son apparition dans la salle d’audience et demande à son auxiliaire des explications quant à l’incident.

Au moment où ce dernier lui a donné des informations, l’avocat est intervenu et à lancé à la direction de l’officier : « c’est ma maison j’en fais ce que je veux. Je suis libre et indépendant de circuler n’ importe où et à n’importe quel moment ! ».

Comme à l’accoutumée, l’officier, d’une sagesse exemplaire a demandé à l’avocat alors sans robe noire de le suivre et de lui présenter sa carte professionnelle
A ce moment, l’avocat s’est mis à crier de toutes ses forces au seuil de la salle d’audience et n’a pas tardé de faire appel à ses collègues qui sont venus en masse.

Sans hésitation aucune, des avocats ont fait usage de la force en assénant des coups de poing et de pieds à trois policiers et à l’officier. 

Alertés par les cris qui provenaient du hall du palais de la justice, le premier procureur général adjoint en l’occurrence M. Abdelkader Mihoubi est descendu sur les lieux pour s’enquérir de la situation qui a failli prendre de l’ampleur.

Il convient de signaler qu’un rapport détaillé a été adressé au premier responsable du parquet de la République du tribunal d’Hussein Dey dans lequel se situe la compétence territoriale et locale du tribunal criminel d’Alger.
Par ailleurs, Me Silini Abdelmajid a accusé les policiers d’avoir fait usage de leurs armes à feu lors de cet incident.

Il est à rappeler que les agressions verbales et physiques contre les membres de la police judiciaire relevant de la sûreté de daïra d’Hussein Dey, en faction à la cour d’Alger se sont multipliées ces derniers temps notamment par les parents et proches des détenus.

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