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Monde

Italie : Début du 2e tour de l’élection présidentielle en Italie

Italie : Début du 2e tour de l’élection présidentielle en Italie

Les grands électeurs ont recommencé vendredi à défiler dans les isoloirs de la Chambre des députés à Rome pour le
2e tour de l’élection présidentielle.

Lors des trois premiers tours, il faut réunir les deux tiers des voix des 1009 grands électeurs – sénateurs, députés et représentants régionaux –, aussi le vote compte-t-il surtout à partir du 4è tour, prévu samedi, quand la majorité simple de 505 voix suffit.

Le chef du gouvernement Matteo Renzi a appelé jeudi les élus de son Parti démocrate (PD) à voter blanc aux trois premiers tours puis à élire Sergio Mattarella, un Sicilien à la réputation de droiture mais quasi-inconnu du grand public, et qui ne s’est d’ailleurs pas encore exprimé dans les médias.

L’ex-Cavaliere, Silvio Berlusconi, a appelé les élus de son parti Forza Italia à voter blanc à tous les tours de scrutin. Le PD dispose de 415 grands électeurs, auxquels s’ajoutent plusieurs dizaines d’élus d’autres groupes proches. Au premier tour jeudi après-midi, 538 grands électeurs ont voté blanc. Le vote a lieu sans candidature, chacun est libre d’inscrire le nom de son choix.

Mais jeudi, cinq bulletins en faveur de Francesco Totti ont été considérés comme nuls, le capitaine de l’AS Rome n’ayant pas atteint les 50 ans requis par la Constitution. Elu pour sept ans, le chef de l’Etat doit être, en théorie, l’expression de la plus large majorité possible des 1009 électeurs (630 députés, 315 sénateurs, 6 sénateurs à vie, 58 délégués de région) qui doivent le choisir.

Aux trois premiers tours de scrutin, une majorité qualifiée des deux tiers est nécessaire pour accéder au palais du Quirinal. A partir du quatrième, la majorité simple suffit. Deux conditions sont requises pour être proposé : avoir plus de 50 ans et un casier judiciaire vierge.

En théorie toujours, c’est au parti disposant du plus grand nombre d’électeurs qu’il revient de proposer un ou des candidats sur lesquels les autres formations peuvent se mettre d’accord. Il faut savoir que les pouvoirs du chef de l’Etat sont minces. Son influence dépend largement de sa stature morale, celle-ci grandit au fur et à mesure que le personnel politique auquel il est peut être amené à se confronter est médiocre… Le président de la République est le garant de l’unité nationale et de la Constitution.

A ce titre, il peut refuser de promulguer une loi qu’il juge anticonstitutionnelle. Chef des armées, il préside le conseil suprême de défense. Il est également à la tête du conseil supérieur de la magistrature (CSM), une tâche qu’il délègue dans la pratique au vice-président du CSM. Il jouit de trois résidences officielles : le palais du Quirinal à Rome, la Villa Rosebery à Naples et la résidence présidentielle de Castel Porziano, proche de la capitale. 

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