Israël interdit de participation au Salon international de défense de Paris – Le Jeune Indépendant
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Israël interdit de participation au Salon international de défense de Paris

Israël interdit de participation au Salon international de défense de Paris

Les sociétés israéliennes d’armement ont été interdites de participer au salon international de défense et de sécurité terrestre Eurosatory qui se tiendra à Villepinte (Seine-Saint-Denis) dans la capitale française Paris du 17 au 21 juin courant. Cette décision fait suite à des pressions exercées par un collectif d’ONGONG Une organisation non gouvernementale (ONG) est une association à but non lucratif, d'intérêt public, qui ne relève ni de l'État, ni d'institutions internationales sur les organisateurs de l’événement, et elle a été confirmée par les autorités françaises.

Les industriels israéliens de l’armement se sont vus interdire l’accès à Eurosatory, un événement majeur qui rassemble plus de 2 000 exposants de nombreux pays. Cette exclusion des entreprises israéliennes a été officiellement annoncée par Coges Events, une filiale du Groupement des industries de l’armement terrestre (Gicat), qui organise le salon.

Le ministère français des armées a justifié cette mesure en déclarant que les conditions n’étaient plus réunies pour accueillir les exposants israéliens, notamment en raison du contexte actuel de la guerre génocidaire à Gaza. Le président français, Emmanuel Macron, a lui-même exprimé son indignation face aux récents événements, appelant à un cessez-le-feu à Rafah et soulignant la nécessité de protéger les populations civiles, de libérer les otages, et de garantir un accès humanitaire complet à la région.

Selon les informations disponibles sur le site du salon, 69 exposants israéliens étaient initialement attendus. Suite à cette décision, Benny Gantz, membre du ‘’cabinet de guerre sioniste’’, a demandé à la France de reconsidérer sa position après un échange avec le premier ministre français Gabriel Attal.

Cette exclusion démontre la perte de vitesse de l’entité sioniste sur le plan diplomatique et s »’ajoute aux multiples revers encaissés depuis le début des massacres à Gaza. Or, les responsables sionistes, aveuglés par les intérêts politiques et personnels et qui ne sont pas encore en mesure de reconnaître leur défaite diplomatique et surtout militaire, s’entêtent à poursuivre les tueries de civils et la destruction des infrastructures dans l’enclave palestinienne.

Les responsables sionistes ne se contentent plus de tuer les civils palestiniens et de classer tous les mouvements palestiniens comme organisations terroristes, mais s’attaquent également aux agences onusiennes et persistent à les classer en tant qu’organisations terroristes. Depuis le début des événements tragiques à Gaza, l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA)subit les foudres des israéliens, qui ont endommagé ou détruit 170 installations de l’agence onusienne et tué au moins 192 de ses employés.

Ces manœuvres ont été condamnées par le Secrétaire général de l’ONU et par plusieurs pays, à l’instar de la Jordanie. Dans un communiqué, le ministère jordanien des Affaires étrangères « a condamné les tentatives (de l’entité sioniste) de classer l’UNRWA comme organisation terroriste et de cibler ses activités en cherchant à la priver de ses droits ».

Le ministère a considéré que « les tentatives (sionistes) continues visant à anéantir l’UNRWA, et à l’assassiner politiquement sont des pratiques illégales, et représentent une violation du droit international ».

Il a souligné « la nécessité pour la communauté internationale d’agir immédiatement et de toute urgence pour assurer la protection du peuple palestinien et des organisations des Nations unies et des agences de secours qui cherchent à atténuer les effets des attaques (sionistes) continues contre le peuple palestinien » à Gaza et en Cisjordanie , y compris El-Qods occupée.

Le soutien à l’UNRWA ne doit pas cesser

Le ministère jordanien des Affaires étrangères a souligné aussi « la nécessité pour la communauté internationale de continuer à apporter son soutien à l’agence pour qu’elle continue à assumer ses responsabilités indispensables en fournissant des services vitaux aux réfugiés palestiniens ».

De son côté, le chef de l’UNRWA, Philippe Lazzarini, a déclaré avant-hier soir que tous les abris de l’agence à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza étaient devenus vides après le déplacement de plus d’un million de personnes de la région du fait de l’agression sioniste génocidaire en cours.

Lazzarini a ajouté dans une déclaration sur la plateforme X qu' »environ 1,7 million de personnes vivent désormais à Khan Younis et dans les zones centrales de la bande de Gaza ».

Et de poursuivre: « Les 36 abris de l’UNRWA à Rafah sont désormais vides », notant que l’agence a repris ses opérations à Khan Younis alors que toutes ses installations y aient été endommagées.

Le chef de l’UNRWA a ajouté, dans ce contexte, que l’agence onusienne « a été contrainte de suspendre les services de santé et d’autres services vitaux à Rafah ». Cependant, a-t-il encore dit, « nous sommes déterminés à rester et à fournir des services et nous travaillons désormais depuis Khan Younis et les régions centrales, où vivent 1,7 million de personnes ».

Par ailleurs, Lazzarini a averti que le travail humanitaire et de secours à Gaza diminuait, et a déclaré que l’UNRWA avait été autorisée à recevoir moins de 450 camions au cours des trois dernières semaines pour soutenir les opérations humanitaires.

La famine doit être officiellement déclarée par les institutions internationales

Le commissaire de l’UNRWA a déclaré que le montant de l’aide entrant à Gaza « ne vaut rien comparé aux besoins ». Et il a également prévenu que le carburant à Gaza était sur le point de manquer.

La famine dans la bande de Gaza doit être officiellement déclarée sans tarder par les institutions internationales, a plaidé l’observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme dans son dernier rapport sur la situation dans l’enclave palestinienne, exhortant la communauté internationale à faire pression sur l’entité sioniste pour qu’elle se conforme au droit international et rétablisse l’accès à l’aide humanitaire.

« Retarder l’annonce officielle de la famine et ne pas insister publiquement sur le fait que de nouveaux retards entraîneront davantage de faim, de pauvreté, de malnutrition et de décès revient à refuser de prendre une nouvelle mesure significative pour faire pression sur (l’entité sioniste) afin qu’elle mette fin à ses crimes et lève son siège arbitraire de la bande de Gaza », a-t-il souligné.

Il soutient, à ce titre, que l’accès à l’aide humanitaire doit être rétabli dans l’ensemble de la bande de Gaza.

« Il s’agit notamment de permettre l’entrée de fournitures vitales et leur acheminement rapide et efficace par les postes frontières et les routes terrestres, de rétablir les services de santé, l’eau et l’assainissement, de fournir des aliments sûrs, nourrissants et en quantité suffisante à l’ensemble de la population, ainsi que du lait maternelle. Il faut également traiter les cas de malnutrition et les maladies qui y sont liées, et de rétablir les systèmes de production locaux et l’entrée des produits commerciaux », a-t-il détaillé.

Selon cet observatoire, la population de toute la bande de Gaza est actuellement confrontée à la propagation rapide de la famine et à des taux de plus en plus élevés de malnutrition aiguë. Cette situation affecte les 2,3 millions de résidents de la bande de Gaza, dont la moitié sont des enfants, et en particulier les habitants du nord où les approvisionnements sont épuisés.

« Tous les groupes, en particulier les enfants, sont touchés. L’insécurité alimentaire augmente dans toute la bande de Gaza en raison de la persistance de (l’entité sioniste) à utiliser la famine comme arme de guerre contre le peuple palestinien », a-t-il affirmé, soulignant que « ce crime relève du génocide ».

S’appuyant sur les données du groupe de travail chargé de la classification IPC, qui traite de la situation alimentaire dans la bande de Gaza, l’observatoire affirme que l’ensemble de la population de la bande (2,23 millions de personnes), y compris les résidents des gouvernorats de Deir al-Balah, Khan Yunis et Rafah, connaît des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë.

« La moitié de ces personnes se trouvent dans la phase 5 de l’IPC, c’est-à-dire dans la phase de catastrophe/famine », a-t-il précisé, relevant que « des centaines de milliers d’enfants et de personnes âgées, en particulier, ont commencé à souffrir d’émaciation ».

Si les autorités sanitaires à Gaza ont enregistré officiellement une trentaine de cas de décès dus à la famine, l’observatoire suggère que les décès liés à la famine « se produisent presque quotidiennement, en plus des décès dus aux bombardements et aux traitements médicaux inadéquats ».

L’observatoire rappelle, dans ce contexte, que des milliers de camions se trouvant de l’autre côté du point de passage de Rafah sont à l’arrêt depuis des semaines et sont inaccessibles aux résidents dont la vie en dépend, en raison de la décision de l’occupant sioniste « d’affamer la population de la bande de Gaza » à travers la fermeture des points de passage pour empêcher l’entrée de l’aide humanitaire.

Il fait remarquer, à ce titre, que « la majorité des marchandises qui entrent dans la bande de Gaza par le point de passage de Karm Abu Salem est destinée aux marchands, et les habitants de la bande de Gaza, dont la majorité a perdu ses moyens de subsistance, doivent les payer ».

Or, le manque de liquidités et l’effondrement des possibilités d’emploi et de la production locale ont rendu tous les civils de la bande de Gaza dépendants de l’aide humanitaire étrangère.

C’est pourquoi, l’arrêt complet de l’aide humanitaire « les priverait entièrement de l’accès à la nourriture et aux produits de première nécessité qui sont essentiels à la survie », a-t-il averti.

Citant les agences des Nations unies, les organisations humanitaires internationales et la Cour internationale de justice, l’observatoire soutient que « les points de passage terrestres restent le moyen le plus efficace d’acheminer l’aide » dans la bande de Gaza.

« La communauté internationale a l’obligation morale et juridique d’arrêter la propagation de la famine dans la bande de Gaza en prenant des mesures rapides pour assurer la fourniture immédiate d’aide vitale à la population », a-t-il soutenu, plaidant pour l’activation de « véritables outils de pression » pour forcer l’entité sioniste à « cesser immédiatement tous ses crimes et à se conformer au droit international et aux décisions de la Cour internationale de justice ».

« Cela implique de cesser toute forme de soutien politique, financier et militaire à l’attaque militaire (de l’occupant sioniste) contre la bande de Gaza et de le tenir pour responsable de tous ses crimes », a-t-il conclu.

Par ailleurs, le bilan de l’agression génocidaire sioniste contre la bande de Gaza s’est alourdi hier à 36.439 martyrs et 82.627 blessés, selon les autorités palestiniennes de la santé.

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