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Israël craint une attaque ciblant Dimona

Israël craint une attaque ciblant Dimona

« Média de guerre », instance médiatique du Hezbollah en Syrie s’est intéressé au réacteur nucléaire israélien Dimona. D’autant que le chef de la résistance libanaise, Sayyed Nasrallah, a menacé lord d’un discours, le 16 février, et pour la première fois, de le prendre pour cible « au cas où Israël envisageait d’attaquer le Liban ».

Dans une étude publiée sur son compte Facebook, il explique pourquoi il devrait être une source de préoccupation pour les Israéliens.

Construit à partir de 1957, avec l’aide d’une société française, la même a construit d’ailleurs le réacteur irakien Tammouz, détruit par Israël, il entre en service dès 1963. Il a été édifié sur une colline située à 183 mètres au dessus du niveau de terre, à 14 km de la colonie de Dimona, construite sur des territoires qui étaient la propriété de tribus bédouines.

Il est également situé à 40 km de la ville de Bir Sabea (Beersheba). La colonie Dimona est entourée de plusieurs aéroports et bases militaires, dont la base aérienne Hatzerim, où les bombes atomiques auraient été stockées, selon certains experts. « Média de guerre » rapporte aussi que ce réacteur est formé de 10 installations dont 6 chargées de fabriquer des matières premières destinées à la confection des bombes nucléaires.

Selon lui, des trous importants sur la surface du sol ayant été détectés dans la région désertique située entre le Jordanie et l’Egypte laissent penser qu’ils sont dus à des expériences nucléaires que seulement les Israéliens peuvent avoir réalisés.

Abdel Wahham Mansour, l’expert en droits de l’homme et en justice pénale en faveur de l’environnement, estime pour sa part que la dangerosité de ce site réside dans le fait qu’il produit de grandes quantités de déchets nucléaires.

D’autant plus que tous les produits du réacteur sont ultra radioactifs, qu’il s’agisse de ses dispositifs, de » ses systèmes de contrôle, de ses caves ainsi que les barrages réactifs en béton armé, sans compter les tuyaux de refroidissement, et toutes les impuretés qui en découlent. Ils peuvent provoquer une contamination de l’environnement et un empoisonnement des habitants qui s’y trouvent.

Un scénario similaire à celui qui s’est passé à Tchernobyl n’est donc pas à exclure. Il suffit d’un séisme important pour qu’une catastrophe surgisse, surtout que le réacteur est construit sur une plaque tectonique marquée par son activité sismique.

Mais son point le plus faible réside, pour « Média de guerre », qu’en dépit des réparations et des travaux d’entretien qui lui ont été réalisés, les spécificités architecturales de ses bâtiments sont incompatibles avec les étuis d’explosifs portés par les missiles de longue portée que l’Iran et le Hezbollah possèdent.

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