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Israël arme les néonazis en Ukraine

Israël arme les néonazis en Ukraine

Les récents évènements en Syrie ont démontré qu’Israël est en conflit directe avec la Russie. Son soutien avéré aux groupes armés et les casques blancs ainsi que ces agressions répétées contre l’armée syrienne ont pour objectif d’affaiblir la progression de la Russie dans la lutte contre le terrorisme.

Cette lutte contre les groupes terroristes en Syrie s’inscrit pourtant sous couvert des résolutions 2247 et 2254 du Conseil de sécurité de l’ONU qui accorde le droit à la communauté internationale de mener des actions contre les groupes terroristes.
L’implication d’Israël dans le crash d’un avion militaire russe qui a décollé de la base de Hmimine près de Lataquieh tuant 14 militaires russes était une nouvelle provocation contre Moscou. Se gaussant du soutien américain, Israël joue au trouble-fête en Syrie et, par ricochet, au sous-traitant de Washington au Moyen- Orient et ailleurs.
Les deux sont perçus comme complices dans la prolifération des terroristes en Syrie d’où l’opposition américaine à une offensive de l’armée syrienne et ses alliés, contre Idleb, le dernier grand bastion du Front Al Nosra et Daech. Mais ces actions anti-russes menées par l’entité sioniste ne se limitent pas à la Syrie.
Israël est également actif en Ukraine à travers un soutien militaire à une organisation suprématiste et antisémite.
Ainsi des armes israéliennes équipent une milice néonazie ukrainienne, responsable d’assassinats de civils lors de la « révolte » de 2014 à la place Maidan à Kiev.
Résolument anti-russe, cette milice a été intégrée au sein des forces ukrainiennes pour mener des opérations de combat dans la province de Donbass.
Des associations israéliennes de droits de l’homme ont demandé à la Cour suprême d’interdire les livraisons d’armes à l’Ukraine, où elles sont souvent utilisées par des néonazis.
C’est ce que rapportait récemment le quotidien israélien Haaretz.
​Au moins 40 militants des droits de l’homme ont saisi la Cour suprême israélienne pour qu’elle fasse barrage aux exportations d’armes vers l’Ukraine, qui atterrissent entre les mains de groupes se réclamant ouvertement de l’idéologie néonazie, selon Haaretz. Cela d’autant que le Congrès américain interdit à Kiev de financer les mouvements néonazis avec les fonds octroyés par les Etats-Unis.
Les militants des droits de l’homme citent pour preuve des publications sur internet et partagées sur les réseaux sociaux du bataillon nationaliste ukrainien dit « Azov » montrant des commandos néonazis entourés d’emblèmes en forme de croix gammée (le symbole nazi Wolfsangel comme logo) arborant des fusils d’assaut « Tavor » fabriqués sous licence israélienne. L’une des publications révèle que l’administration d’une école dans la ville de Dniepropetrovsk, au sud de l’Ukraine, ne cachait pas sa fierté que l’établissement scolaire ait abrité des sessions de formation militaire conduites par des anciens officiers de l’armée israélienne.

Le « Führer ukrainien »
Le premier commandant du bataillon néonazi Azov est l’actuel député Andriy Biletsky qui milite pour l’interdiction par le parlement des « mélanges raciaux ». Ses camarades d’armes le surnomment le « Führer blanc ». Selon le quotidien britannique « The Telegraph », Biletsky a écrit que « la mission historique de notre nation en cette période critique est de diriger les races blanches du monde dans une croisade finale pour leur survie. Une croisade contre les Untermenschen dirigés par les Sémites ».


Biletsky, le fondateur d’Azov

Selon des sources de presse locales, ce suprématiste ne cache pas sa haine contre tout ce qui n’est pas d’apparence slave. Il fut arrêté par la police en 2011 pour des violences contre un journaliste et condamné à trois ans de prison. En octobre 2016, Biletsky a créé son propre parti politique, le National Corps Le 22 février 2017, ce parti, avec Svoboda et Right Sector, deux autres formations nationalistes, a organisé une marche à Kiev, au terme de laquelle ils ont annoncé la coordination des efforts pour résister à la reddition du pays aux envahisseurs armés de l’Est et aux sangsues financières de l’Ouest. L’un des objectifs de ce mouvement est de lancer une guerre économique, de propagande et de guérilla contre la Crimée russe. Pour ce faire, les dirigeants du bataillon ont renforcé les moyens militaires sans se gêner d’établir des liens avec Israël.
Dans une lettre diffusée par plusieurs médias électroniques, l’agence d’exportation d’armes du ministère israélien de la Défense a affirmé qu’elle « fait preuve de prudence dans l’octroi des licences » aux exportateurs d’armes et elle le fait « en coordination totale avec le ministère des affaires étrangères et d’autres entités gouvernementales ». Cette mise au point, datée du 26 juin 2018, a été adressée à l’avocat israélien Eitay Mack, qui avait rédigé une requête détaillée demandant au gouvernement israélien de mettre un terme à toute forme d’aide militaire en faveur de ce bataillon fasciste.
Or, ce dernier s’enorgueillit de posséder des armes israéliennes en les exhibant ouvertement sur la toile afin de rendre visible leur propagande. (voir vidéo)

Tavor, l’arme du crime à Kiev et au Donbass
Sur sa chaîne YouTube, le bataillon Azov a diffusé un « reportage » consacré aux copies de deux fusils israéliens Tavor fabriqués en Ukraine. Ces fusils sont fabriqués sous une licence accordée par Israel Weapon Industries (IWI) suite à une autorisation du gouvernement israélien. IWI commercialise le Tavor en tant que « principale arme » des forces spéciales israéliennes. Ce fusil est utilisé par les snipers lors des récents massacres perpétrés contre les Palestiniens participant aux manifestations pacifiques de la Grande Marche du Retour à Gaza.

Militants d’Azov en action à Euromaidan

« Fort », la société d’armement appartenant à l’Etat ukrainien qui produit les fusils sous licence, a une page sur le Tavor sur son site Web. Le logo Israel Weapon Industries apparaît également sur son site internet, notamment sur la rubrique « Nos partenaires ».
Après avoir débuté en tant que gang de délinquants fascistes, le bataillon Azov s’est transformé au fil du temps parmi l’une des innombrables milices d’extrême droite qui ont intégré des unités de la Garde nationale ukrainienne. Résolument anti-russe, Azov a combattu la police anti-émeute au cours des manifestations « Euromaidan » à Kiev en 2013. Ces manifestations meurtrières qui étaient soutenues par les États-Unis et l’Union européenne ont servi de tremplin pour le coup d’État de 2014 qui avait renversé le président Viktor Ianoukovytch. Quand la guerre civile a éclaté dans le Donbass (Est de l’Ukraine) le nouveau pouvoir pro-occidental à Kiev a décidé d’armer Azov. La milice est ainsi passée sous la tutelle du ministère ukrainien de l’Intérieur et s’est engagée dans des combats contre les séparatistes, en perpétrant d’horribles assassinats de civils. La milice est accusée par les Nations-Unies et l’ONG « Human Rights Watch » de crimes de guerre contre des séparatistes pro-russes durant la guerre civile. La torture, la violence sexuelle, le bombardement d’habitations civiles sont entre autres crimes cités par les deux organisations.

En 2017, la milice s’est lancée dans une opération de recrutement de combattants étrangers pour les inejcter dans les combats en Donbass et contre l’armée russe.
La police brésilienne avait démantelé un réseau de recrutements de mercenaires néonazis dirigé par un italien dans la ville de Porto Alegre qui agissait pour le compte d’Azov. On estime à quelque 100, 000 militants et sympathisants hitlérien dans les provinces du sud du Brésil, ce qui constitue un terrain fertile pour le recrutement de suprématistes blancs par Azov.

Une coopération fructueuse
Actuellement, Azov est dirigé par Arsen Avakov, le ministre ukrainien de l’Intérieur. Selon un reportage diffusé par la BBC, Avakov est le financier des combattants et c’est lui qui a désigné l’un des commandants de la milice, Vadym Troyan, comme son adjoint chargé de contrôler la police.

Des membres du bataillon Azov à Kiev

L’an dernier, Avakov a rencontré le ministre israélien de l’Intérieur, Aryeh Deri, et ont discuté
d’une « coopération bilatérale fructueuse ». Le jeune fondateur et premier commandant militaire d’Avoz, Andriy Biletsky, se présente comme l’aile politique du bataillon au sein du Parlement ukrainien.
Il convient de relever que l’aide militaire à l’Ukraine et à ses néonazis ne parvient pas seulement d’Israël mais des États-Unis ainsi que d’autres pays membres de l‘Otan, dont le Royaume-Uni et le Canada (voir vidéo). Leur aveugle obsession contre la Russie, les amène à aider des milices ouvertement nazies pourvu qu’elles se battent à leurs côtés. En outre, Israël ne s’embarrasse pas de se fourvoyer avec les fascistes ou les terroristes étant donné que toute son existence a été bâtie sur le sang et la terreur notamment en Palestine occupée.

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