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Nationale

ISCO : ultime étape le 23 mars à Zéralda

ISCO : ultime étape le 23 mars à Zéralda

Le SG du mouvement El Islah, Filali Rouini, a annoncé hier la tenue de l’ultime réunion de l’Instance de consultation et de suivi de l’opposition (ISCO), le 23 mars prochain, pour finaliser notamment les listes des personnalités et partis politiques qui prendront part au 2e congrès de l’opposition prévu à la fin du mois en cours.

« L’ISCO continue actuellement ses consultations afin de faire adhérer le plus de personnalités et partis politiques au mouvement d’opposition dont le deuxième congrès est prévu à la fin du mois de mars en cours », a précisé Rouini.

Il a déclaré que le prochain congrès de l’opposition, dont les préparatifs sont très avancés, « sera couronné par une feuille de route et une vision politique qui tracera la marche à suivre pour la prochaine étape ».

La rencontre, a-t-il dit, sera également l’occasion d’évaluer le travail de l’opposition depuis la tenue du premier congrès de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD) tenu en juin 2014 à Mazafran (Zéralda).

L’opposition a entrepris de livrer bataille avant l’heure. La CNLTD réunit en effet une dizaine de partis politiques, des organisations de la société civile, et compte rallier d’autres partis, à l’image du FFS, et des personnalités nationales comme Mouloud Hamrouche. Son arme fatale : le consensus.

La prochaine bataille électorale qui s’annonce entre l’opposition en rangs serrés et la majorité présidentielle, représentée par le FLN et le RND, aura en point de mire les prochaines élections législatives. Mais les deux poids lourds de la coalition gouvernementale, le FLN et le RND, ne jouent plus la même partition. Un bras de fer les oppose désormais.

Le SG du FLN, Amar Saâdani, vient de le rappeler hier lors d’une conférence à Zéralda, consacrée aux nouvelles dispositions de la Constitution. Il amorce une contre-attaque, en appelant à « la réhabilitation des cadres incarcérés, notamment sous le gouvernement d’Ahmed Ouyahia ».

« Le FLN exige aujourd’hui la réhabilitation des cadres marginalisés ou mis injustement en prison à cause de faux rapports. Tous les cadres injustement condamnés doivent être acquittés et réintégrés dans leurs postes de travail » dira-t-il. Selon Saâdani, l’Algérie a perdu « plus d’un million de cadres et de compétences à cause de l’injustice ».

Le patron du FLN, qui est entré depuis quelques mois en conflit ouvert avec son alter ego du RND, ajoute une couche, en affirmant que « le président Bouteflika « n’a pas besoin de gens qui applaudissent ses réalisations », allusion certainement au SG par intérim du RND, qui, à l’instar de beaucoup d’autres , loue les réalisations faites au cours de ces dix dernières années en matière d’infrastructures de base, d’emplois, de logements et aussi de la politique de réconciliation qui a ramené, selon le patron du RND, paix et stabilité à l’Algérie.

Dans la foulée, Saâdani tout comme Ouyahia, s’attaque frontalement à l’opposition à qui il reproche sa propension à n’exister que dans les salons : « Elle s’intéresse au pouvoir mais n’a émis aucune proposition », dit-il.

Si aujourd’hui, l’opposition cherche son positionnement sur l’échiquier politique et se prépare aux échéances électorales futures (législatives, communales et présidentielle de 2019), les deux ex-alliés continuent de s’entredéchirer en public à la grande joie des partis de l’opposition qui assistent, intrigués et amusés, à cette lutte féroce entre les deux frères ennemis.

Conscient du dicton selon lequel tout royaume divisé ne survit pas, le président Bouteflika acceptera-t-il que les principaux soutiens de son camp issus pourtant de la majorité, se tiraillent pour affaiblir cette composante au pouvoir ? Et ira-t-il jusqu’à les réunir pour calmer la guéguerre surgie entre les deux protagonistes ?

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