-- -- -- / -- -- --
Nationale

Investissement agricole : L’ANCA dénonce les obstacles bureaucratiques

Investissement agricole : L’ANCA dénonce les obstacles bureaucratiques

Plus de 34 millions d’hectares est la surface des terres arables que recèle l’Algérie. Elle n’est exploitée qu’à 20% seulement. Ce qui est assurément aberrant !

Ces chiffres ont été communiqués hier par Mohamed Gag, un investisseur agricole et membre de la Commission nationale de l’investissement agricole dont l’installation a été annoncée officiellement hier au siège de l’ANCA (Association nationale des commerçants et artisans). M. Gag estime que la nouvelle organisation, étant donné son statut de force de proposition, permettra de secouer les dossiers des investisseurs qui souffrent d’obstacles bureaucratiques des responsables au niveau local.

De son côté le président de l’ANCA, Boulenouar Hadj Tahar, a indiqué que cette commission, fraîchement installée et composée de professionnels du secteur de l’agriculture, entamera son travail sur deux principaux axes. Il s’agit tout d’abord du volet organisationnel, qui visera à créer des branches dans la plupart des wilayas. Ensuite, il sera question de se pencher sur l’élaboration d’un dossier global sur le secteur agricole en Algérie, explique-t-il. Il consiste à faire un état des lieux sur tout le potentiel agricole existant et les problèmes rencontrés par les agriculteurs et les investisseurs agricoles. Ladite étude, détaille l’intervenant, sera sanctionnée par des propositions dans le but de la remettre au gouvernement en impliquant tous les départements ministériels concernés. Il a précisé que cette instance est composée de professionnels issus des divers compartiments de l’agriculture, tels les agriculteurs, les éleveurs, les investisseurs, les bureaux d’études, les exportateurs de produits agricoles et les commerçants de matériel agricole.

A ce titre, le président de l’ANCA considère qu’une telle étude contribuera énormément à la définition de la stratégie nationale du secteur de l’agriculture, signalant que cela ne pourra se faire sans prendre en considération les réalités du terrain vécues par les professionnels.
Il a souligné à cet effet l’importance d’assainir ce secteur ainsi que tous les autres des « faux investisseurs » et de donner la chance aux professionnels sérieux ayant la bonne intention de promouvoir l’agriculture et, par extension, l’économie nationale. Evoquant les chambres spécialisées installées localement, Hadj Tahar les a qualifiées de « coquilles vides », faisant observer qu’elles ne jouent pas leur rôle dans l’accompagnement des agriculteurs délaissés et livrés à eux-mêmes. Ajoutant que cette absence pourrait se répercuter négativement sur les pratiques agricoles, citant à titre d’exemple l’utilisation excessive des pesticides. A propos de l’exportation des produits agricoles, Hadj Tahar a tenu à clarifier que cette activité se planifie à long terme et ne s’improvise pas en recourant à l’exportation de l’excédent.

Ce qui laisse les importateurs étrangers réticents quant au marché algérien et la suffisance des quantités prévues à l’exportation. Par ailleurs, le président de la commission nationale de l’investissement agricole, El-Amri Ben Salem, a lancé un appel au gouvernement en vue de généraliser le soutien au profit de toutes les entreprises ayant trait au matériel agricole. Suggérant à ce propos de laisser aux agriculteurs la liberté de choix des appareils et matériels qu’ils estiment convenables sans leur imposer les machines de telle ou telle entreprise qui ne répondent pas généralement à la qualité souhaitée. 

Le forage albien, plus coûteux et moins efficace

Mohamed Gag, investisseur et membre de la Commission nationale de l’investissement agricole relevant de l’ANCA, a appelé le gouvernement à revoir la politique de soutien qui favorise les forages dits « albiens », qui sont des puits de pas moins de 1000 mètres et qui s’avèrent moins efficaces eu égard à leur coût, 400 millions de dinars, et la quantité d’eau extraite qui couvrira en termes d’irrigation une surface de 400 hectares. De plus cela nécessitera l’introduction de plusieurs opérations rendant moins efficients ce genre de forages. Notre locuteur a tenu à préciser que cette eau ne peut être utilisée que dans l’irrigation des serres et non des surfaces réservées aux céréales. Il recommande à ce titre de favoriser les forages dits « simples » qui ne dépassent pas 120 mètres de profondeur. Il précise que le coût d’un puit ne dépasse pas le seuil de 2 millions de dinars et permet d’irriguer pas moins de 50 hectares. 

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email