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Nationale

Investissement à Béjaïa : Marche escargot des promoteurs micro-entreprises

Investissement à Béjaïa  : Marche escargot des promoteurs micro-entreprises

Les usagers de la route ont éprouvé de grandes difficultés ce lundi matin à circuler avec leurs véhicules sur les différents axes routiers de la wilaya notamment les RN 12, 75 et 9. La circulation routière a été très perturbée à cause d’une marche escargot organisée par des bénéficiaires de crédits dans le cadre des dispositifs de création d‘emplois ANSEJ, ANGEM et CNAC. Des très longs bouchons ont été observés à l’entrée de la ville de Béjaïa sur plusieurs kilomètres, notamment depuis la RN 12 et 26 à Bir Slem et depuis les RN 9, à hauteur d’Iryahen et Aboudaou.

Des centaines d’étudiant ont été contraints de rallier le campus Aboudaou à pied sur une distance de 2 à 3 km à cause de cette action qui n’est pas la première, car une marche escargot avait eu lieu il y a quelque mois par les mêmes promoteurs sur la RN 12, depuis la commune de Oued-Ghir. Ces jeunes investisseurs regroupés au sein d‘un collectif regroupant aussi d’autres wilayas comme celles de Tizi-Ouzou et Bouira dans le cadre des microentreprises, réclament « l’effacement de leurs dettes, l’arrêt des poursuites judiciaires engagées, entre autres, par les banques faute de remboursement de leurs crédits dans les délais requis, la non saisie du matériel acquis dans le cadre de ces dispositifs d’aide à l’emploi à la création d’emploi par les institutions financières concernées ».

Ils réclament également la suppression des intérêts et des pénalités de retard, des facilitations pour l’accès aux marchés publics comme c’est le cas pour les autres entreprises, l’arrêt de l’envoi, par les banques, de mises en demeure. Autrement dit, ils demandent « une amnistie générale des dettes PNR, bancaires, fiscales et parafiscales » afin de sortir du bourbier lequel ils se trouvent depuis de très longs mois. Les protestataires évoquent « les énormes difficultés et l’impasse dans laquelle se retrouvent beaucoup d’entre eux ». « Nous faisons face à beaucoup de difficultés financières. Nos entreprises ne sont pas rentables car, les offres de travail ou plans de charges sont devenus très rares et quasi inexistantes ».

A cela s’ajoutent les frais d’entretien du matériel et les différentes charges, mais aussi et surtout les montants qu’il faut rembourser dans les délais aux banques ». « Nous sommes asphyxiés », déclarent-ils. Ils relèvent aussi les terribles « pressions » qu’exercent sur eux les institutions financières, révélant que beaucoup ont vu leur matériel saisi par ces dernières pour être revendu aux enchères. Notons que cette nouvelle action a incommodé au plus haut point les usagers durant toute la journée d’hier, dans la mesure où le trafic routier était paralysé toute la journée, surtout l‘après-midi.

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