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Nationale

Intrigues autour de la disparition de Rani Eric

Intrigues autour de la disparition de Rani Eric

Rarement un fait aura fait autant de bruit à Constantine. Ces dernières 48 heures, l’affaire de l’enlèvement du jeune Rani Brahim Eric Mehdi par son père a rebondi, laissant croire que l’affaire a pris des proportions au point qu’on laisse entendre qu’Interpol aurait émis un bulletin de recherche contre le kidnappeur.

La mère du petit, une Française qui n’a cessé depuis près de trois ans de faire des démarches afin de retrouver son enfant, est au centre de cette affaire.

Jennifer Prinz a bénéficié, en avril 2014, d’une décision de justice du tribunal d’El Khroub à Constantine lui octroyant le droit de garde de l’enfant, une décision exécutoire le jour même.

Seulement, le père Djamel Mehdi, refusant d’obtempérer prendra la fuite avec l’enfant âgé alors de 5 ans. Depuis, la mère n’a pas baissé les bras et a même ouvert une page sur les réseaux sociaux pour faire entendre sa voix.

Une démarche qui n’a pas laissé indifférent les habitants de la ville des Ponts dont nombre d’entre eux lui ont fait part de leur soutien.

L’histoire de ce couple a connu ses débuts en 2006 en France. Djamel, franco-Algérien et Jennifer, de nationalité française, vivront ensemble huit années et de leur relation naîtra Rani.

En juin 2012, Djamel décide de quitter la France avec le petit
garçon né deux ans plus tôt pour venir s’installer dans la contrée de ses grands-parents à Aïn Abid, à une trentaine de kilomètres au nord-est de la ville des Pont.

Il aura fallu plusieurs mois à Jennifer pour retrouver les traces de son ex-compagnon et de son fils. Elle tentera alors d’obtenir de la justice algérienne le droit de garde sur l’enfant, une décision qu’elle obtiendra en avril 2014 non sans peine puisqu’elle passera près de 2 ans à Constantine.

Elle sera aidée durant son séjour par une avocate du barreau de Constantine. Dans un premier temps elle bénéficiera d’un jugement de droit de visite. La décision l’autorisait alors à rencontrer deux jours par semaine son fils en public dans le hall d’un hôtel, où elle est descendue le premier jour où elle a mis les pieds dans la capitale de l’Est.

Elle le verra pour la dernière fois au printemps 2014, une vingtaine de jours avant la décision du juge d’El-Khroub, le 24 avril, lui donnant la garde de l’enfant. Le lendemain, le père avait en effet pris la fuite.

Seulement, cette affaire a rebondi cet hiver après plus de trois ans. Les autorités sécuritaires ont de ce fait diffusé des appels à témoin via leurs canaux habituels, notamment les numéros verts mais en s’appuyant cette fois ci sur les média lourds aussi bien privés que publics pour tenter d’abord de dissuader son père, mais aussi afin d’alerter l’opinion publique, notamment ceux parmi les connaissances du père Djamel. 

Un bulletin « Alerte enlèvement « a même été diffusé avant-hier par le procureur de la République du tribunal d’El Khroub où il a été clairement précisé que l’enfant a été enlevé devant chez lui à Aïn Abid et que des soupçons pèsent sur son père disparu le même jour. Les numéros verts 103 et 104 ont été mis à la disposition de toute personne pouvant aider la justice algérienne à retrouver l’enfant.

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