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Nationale

Interview de Noureddine Ayadi : Les principaux points

Interview de Noureddine Ayadi : Les principaux points

Parmi les questions cruciales devant être débattues lors du processus de dialogue national inclusif prévu dans les prochaines semaines, il y a la mise sur pied d’une Autorité nationale indépendante pour l’organisation des élections.
C’est du moins ce qu’a affirmé  le secrétaire général de la présidence, Noureddine Ayadi, dans une interview accordée à la presse nationale. Selon les ses précisions, le panel participant à ce dialogue aura à définir clairement les contours de cette institution ainsi que ses attributions et le nombre et la qualité de sa composante.
« Le souhait généralement émis est que cette institution puisse prendre en charge les prérogatives de l’administration publique en matière d’organisation des élections », a-t-il indiqué, affirmant que « l’Etat est disposé à assurer l’autonomie financière et de gestion de cette Autorité, qui aura à gérer ses moyens et les crédits qui seront accordés pour l’organisation de l’élection présidentielle ».
Il a été précisé que les participants au dialogue pourront aussi examiner et préconiser toute mesure de nature à renforcer la transparence et l’impartialité de l’élection présidentielle, comme ils pourront également proposer toute mesure visant à apaiser le climat politique et social.
Mettant l’accent sur la tenue de l’échéance présidentielle, le SG de la présidence a estimé souhaitable que « la date de ce scrutin soit la plus rapprochée possible, compte tenu des conséquences néfastes que pourrait engendrer la prolongation de la crise politique qui secoue le pays depuis plus de cinq mois, notamment sur le fonctionnement des institutions de l’Etat et sur l’économie nationale. « 
Cette date, de l’avis de Noureddine Ayadi, « devra donc être arrêtée dans le cadre dudit dialogue et sa fixation dépendra de la durée que va prendre le dialogue, des exigences légales du processus d’adoption des mesures législatives et réglementaires et du calendrier électoral ». 
Considérant la solution de la période de transition comme une voie qui conduira sans équivoque à l’anarchie, Ayadi a relevé que « l’option de la constituante, pour légitime qu’elle puisse paraître aux yeux de ses promoteurs, véhicule l’idée de remise en cause des principes fondamentaux régissant le pays et la mise à plat de questions existentielles laborieusement construites depuis, voire avant l’indépendance du pays ». « Vouloir rouvrir le débat sur ces questions, dans un contexte de vulnérabilité c’est courir le risque de fragiliser la cohésion sociale et de porter atteinte à l’unité du peuple et à la sécurité du pays », poursuit-il.
Dans une sortie médiatique jugée par les observateurs comme une première pour un responsable occupant ce poste dans une conjoncture politique si particulière, le SG de la présidence veut convaincre le peuple algérien du caractère « inévitable » de la tenue de la présidentielle, et soutient de ce fait que « les citoyens algériens sont conscients des enjeux de la prochaine élection présidentielle et de son caractère déterminant pour l’avenir du pays et qu’elle constitue l’amorce d’un processus de rénovation institutionnelle et politique ». Il a ajouté qu’il y a lieu d’insister une fois de plus sur le fait que « l’objectif est de contribuer à élire un président de la République à qui il appartiendra d’assumer et de conduire, selon son programme, le processus de changement espéré ».
Pour ce qui est des conditions devant être réunies pour la relance du dialogue, le SG de la présidence a fait abstraction de tous les préalables et des conditions qu’exige la majorité des personnalités nationales approchées pour mener la mission du dialogue et la concertation. Mettant en exergue l’offre politique du chef de l’Etat Abdelkader Bensalah, rendue publique il y a quelques semaines comme principale feuille de route en vue d’une éventuelle sortie de crise. 
Qui demeure, selon ses appréciations, une approche « sérieuse et crédible, comme elle contient les clés de la solution permettant à notre pays de dépasser la situation actuelle ». Il relevé par ailleurs que « l’Etat, dans sa composante saine, patriotique et pérenne, qui est l’émanation et le prolongement du peuple, a entendu le message de nos concitoyens et est déterminé à aller de l’avant pour une réalisation méthodique du changement qu’ils appellent tous de leurs vœu ».
Ayadi, qui voit que la sortie de crise doit être conçue dans le cadre de la Constitution, soutient le maintien de l’actuel chef de l’Etat car à son sens, « l’intérêt national oblige le chef de l’Etat à poursuivre sa mission et celle-ci l’amène à rechercher des solutions acceptables ».
Toutefois, Nourredine Ayadi, qui porte les habits d’un représentant du pouvoir, a fait valoir que le succès de toute compétition électorale « dépend aussi du niveau de mobilisation des forces politiques, de la crédibilité des programmes et des candidats et, de manière générale, de l’adhésion des citoyens au rétablissement de la confiance ».
Aziza Mehdid

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