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Nationale

Intemperies: Plusieurs villes du pays sous les eaux

Intemperies: Plusieurs villes du pays sous les eaux

Même phénomène, même scénario. Les premières pluies d’automne sont synonymes d’inondation. Ce mardi, de fortes pluies se sont abattues sur plusieurs wilayas du pays, causant des inondations dans plusieurs villes et la fermeture de plusieurs axes routiers, notamment à Alger où le trafic routier a été fortement perturbé en ce premier jour de rentrée des classes.

L’Office national de la météorologie (ONM) a, dans un bulletin spécial diffusé la veille, annoncé de fortes pluies sur les wilayas du centre et de l’est du pays. La quantité des pluies est estimée entre 20 et 30 mm, pouvant atteindre ou dépasser localement 40 mm. Ces fortes pluies qui se sont abattues ont provoqué des inondations dans certaines wilayas du pays. A Alger, plusieurs quartiers ont été inondés et des axes routiers fermés à la circulation. Les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent l’ampleur de la situation. A Draria, à l’ouest de la capitale, plusieurs quartiers ont été inondés, et dans la nouvelle ville de Sidi Abdellah, les élèves, qui ont retrouvé les bancs de l’école aujourd’hui, ont du portés par leurs parents pour échapper à ces eaux qui emportent tout sur leur passage. Le niveau de l’oued Mazafran, à l’ouest de la capitale, a sensiblement augmenté suite à ces pluies. Même scénario dans d’autres quartiers d’Alger (Ouled Fayet, Baba Hassen, Kouba, Birkhadem…). La trémie du 1er-Mai, inondée, a été fermée à la circulation automobile.

Des embouteillages monstres se sont formés sur plusieurs axes routiers, à l’image de celui sur l’autoroute reliant Tipasa à Alger, où plusieurs automobilistes ont été pris au piège. D’autres axes routiers ont connu la même situation, surtout que la journée d’hier a coïncidé avec la rentrée scolaire. D’autres wilayas du pays concernées par ce BMS pluie ont enregistré des inondations. A Médéa, les éléments de la Protection civile sont intervenus pour évacuer des élèves d’une école primaire, inondée par les pluies torrentielles qui se sont abattues sur la wilaya.

En somme, comme à chaque fin d’été, plusieurs villes du pays sont submergées par les eaux de pluie sans que l’on parvienne à juguler ce phénomène. Les grandes quantités d’eau tombées sur une courte période est souvent le motif avancé par les pouvoirs publics pour justifier ces inondations «saisonnières». Bien que ce motif puisse tenir la route, aucune adaptation à la situation n’a été faite.  Les leçons des années précédentes ne semblent pas avoir été retenues.

Ces pluies torrentielles trouvent toujours des avaloirs bouchés par des détritus journaliers. Des opérations de nettoyage ciblant notamment les avaloirs ont été  organisées à la fin du mois de juin passé dans plusieurs quartiers de la capitale, considérés comme étant des points noirs. Mais cela n’a semble-t-il pas servi à grand-chose. Une opération d’entretien, qui s’inscrit dans le cadre d’une vaste campagne nationale de prévention des inondations, a été lancée sur instruction du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire.

Rappelons que le risque d’inondation est présent sur tout le territoire national. 865 sites d’inondation ont été, en effet, recensés à travers le territoire national.

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