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Nationale

Intégration économique de l’Afrique : Entre réalisations et attentes

Intégration économique de l’Afrique : Entre réalisations et attentes
Un espace d’échanges approfondis. 

L’Afrique doit prendre son destin en main. Une conviction dont les pays africains ont pris conscience et ambitionnent de concrétiser. La 12e édition du Forum africain de l’investissement et du commerce (AFIC 12), clôturée ce dimanche à Alger, a constitué un espace d’échanges approfondis sur les principales problématiques économiques auxquelles l’Afrique est confrontée, mais surtout sur les moyens de bâtir une économie africaine plus intégrée et durable. Des avancées ont été réalisées, mais beaucoup reste à faire.

Bien qu’en deçà du potentiel et des opportunités offertes, les progrès réalisés en termes de commerce intra-africain et d’attractivité des investissements ont été exposés hier par la commissaire de l’Union africaine, Francisca Tatchouop Belobe, affirmant que le Continent africain connaît une dynamique économique croissante. Une dynamique portée par l’augmentation des échanges commerciaux et des investissements intra-africains, dans le cadre des efforts continus visant à renforcer l’intégration économique à travers la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ainsi que par l’augmentation des investissements des entreprises africaines dans d’autres pays africains.

« Le commerce intra-africain a enregistré une hausse de 12,5 % par rapport à l’année précédente », a-t-elle précisé. Cette progression reflète une transition progressive vers la construction d’une économie africaine plus intégrée et davantage capable d’assurer un développement durable à partir des ressources et capacités du continent lui-même, selon les explications de la commissaire de l’Union africaine, laquelle a révélé la mise en place de nouveaux mécanismes opérationnels destinés à faciliter le commerce africain, à l’instar du système de paiement en monnaies locales. Celui-ci permettrait, selon elle, de réduire les coûts des échanges commerciaux jusqu’à 90 %. Elle a aussi fait savoir que le Fonds d’ajustement de la Zone de libre-échange continentale africaine est désormais opérationnel, avec un premier investissement de 10 millions de dollars enregistré au Ghana.

« Cette étape représente un soutien concret au processus d’intégration économique africaine ainsi qu’au renforcement des flux d’investissement et de commerce à l’intérieur du continent », a-t-elle souligné.

La responsable a, en outre, signalé l’augmentation des investissements des entreprises africaines dans d’autres pays africains. Cela constitue « un indicateur clair du renforcement de la confiance des investisseurs dans les marchés africains et dans le potentiel économique du continent ».

Les pays africains sont cependant appelés à consentir plus d’efforts pour faire de l’Afrique une destination d’investissement de choix. Francisca Tatchouop Belobe a, dans ce sens, insisté sur l’importance de mettre en place des législations « claires et stables » afin d’attirer et de stimuler les investissements en Afrique, affirmant que « la stabilité des environnements juridique et économique représente un facteur essentiel pour renforcer la confiance des investisseurs et encourager le secteur privé à jouer un rôle plus important dans le développement ».

 

Passer du simple slogan au concret

Mettant en avant le fait que l’Afrique s’oriente progressivement vers un nouveau modèle économique reposant sur le secteur privé comme moteur principal du développement, elle a estimé que l’intégration économique du continent « doit devenir une réalité concrète et ne pas rester limitée à de simples slogans ou ambitions théoriques ».

En effet, l’avenir de l’économie africaine a été au centre des débats et des échanges entre des experts économiques, des investisseurs, des hommes d’affaires ainsi que des décideurs, dans le cadre des ateliers spécialisés tenus à l’occasion de la 12e édition d’AFIC 12, organisé par le Centre arabo-africain d’investissement et de développement (CAAID).

Le forum s’est transformé en un véritable espace d’échange de visions et d’expertises, dans le sens où les ateliers ont donné lieu à des débats approfondis sur les principales problématiques économiques auxquelles l’Afrique est confrontée, ainsi que sur les moyens de bâtir une économie africaine plus intégrée et durable, fondée sur l’investissement productif, le commerce intra-africain et le renforcement des partenariats stratégiques entre les pays du continent, selon les organisateurs, qui ont mis en avant des interventions de « grande qualité » animées par des experts et des représentants d’importantes institutions économiques et financières.

Plusieurs thématiques ont été à l’ordre du jour de ces sessions, à l’instar des perspectives de la ZLECAf, la transformation numérique, l’innovation, le financement des projets, le développement des infrastructures, ainsi que les mécanismes de soutien aux start-up et la création d’un environnement d’investissement attractif capable de s’adapter aux mutations économiques mondiales.



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