Intégration des enseignants contractuels : Belabed insiste sur le respect des délais
Le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belabed, a insisté sur la nécessité de respecter les délais de finalisation du processus d’intégration des enseignants contractuels, donnant des instructions fermes pour mener à bien cette opération.
Belabed, qui présidait une conférence nationale par visioconférence, en présence des cadres de l’administration centrale et des directeurs de l’éducation, a tenu à superviser de près la mise en œuvre des instructions qui leur ont été soumises le 11 décembre pour mener à bien le processus de recensement des enseignants contractuels et passer ensuite à leur titularisation. Il convient de noter que le ministère de l’Education compte, à travers ses directions de wilayas, achever aujourd’hui le processus de recensement des enseignants contractuels comme date limite, afin d’entamer l’étape de concrétisation des procédures de titularisation des enseignants occupant des postes vacants et qui exercent leurs fonctions à ce jour.
Les directions de wilayas de l’éducation ont, pour leur part, demandé aux responsables des établissements scolaires des trois cycles d’enseignement de superviser toutes les tâches liées au recensement général des enseignants contractuels répartis au niveau national et de compléter les listes comportant les noms de ces derniers, y compris les professeurs d’anglais, avant de les transmettre aux services des travailleurs d’ici au 19 décembre à 16 h comme dernier délai. Après cette opération, les directions de l’éducation sont sommées de passer directement à l’étape de la concrétisation des procédures de confirmation des postes vacants, pour ceux qui ont effectivement exercé leurs fonctions jusqu’au 11 décembre, date de la publication de la décision présidentielle de titulariser près de 60 000 enseignants contractuels.
Cette procédure vise à mettre fin à la crise des enseignants au cours des prochaines années et atteindre l’objectif recherché d’une école de qualité, ce qui évitera au ministère de recourir, à court terme, à des solutions circonstancielles et improvisées. Ces mêmes services ont donné des instructions aux directions des établissements scolaires pour qu’ils leur fournissent également les listes nominatives des enseignants contractuels qui ont exercé pour des postes vacants au cours des dernières années, mais leurs contrats ont été résiliés au cours de l’année scolaire en cours pour plusieurs raisons, notamment l’absence de postes budgétaires dans la spécialité ou la matière.
Ces listes doivent aussi être envoyées soit par e-mail, soit par courrier, et ce dans les mêmes délais. Il convient de noter qu’après la décision du président de la République de titulariser les enseignants contractuels, pour que l’opération se déroule dans les meilleurs délais et conditions, le ministère de l’Education nationale a envoyé une note à l’ensemble des directions de l’éducation du territoire national.
A travers cette note, le département de Belabed les a instruits d’établir les listes nominatives des employés contractuels, pour procéder à leur titularisation. Les enseignants concernés par cette procédure devront fournir un dossier comprenant un diplôme d’enseignant (licence ou master, selon son poste), en plus d’un chèque barré, la situation vis-à-vis du service national et un extrait de naissance.
Ces enseignants devront aussi fournir leurs fiches d’enregistrement en tant que contractuels et leurs certificats d’affiliation ainsi que des photos d’identité. Notons que le ministère de l’Education compte clôturer cette opération au mois de février prochain. Il suivra le processus à travers une plate-forme numérique du secteur de l’éducation nationale. Il est ainsi prévu que près de 60 000 enseignants contractuels prennent des postes permanents, et ce dans les trois paliers de l’éducation. C’est dans ce sillage qu’une commission a été créée. Elle sera présidée par l’inspecteur général du ministère de l’Education, qui se chargera d’encadrer et de surveiller la concrétisation de cette opération.