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Nationale

Insalubrité et manque de civisme à Alger

Insalubrité et manque de civisme à Alger

Lorsque l’on se promène à la campagne ou en ville, c’est presque du pareil au même du point de vue de la salubrité publique ou de la pollution de l’environnement, en raison de ces milliers de sacs en plastique qui sont disséminés un peu partout, à travers champs en milieu rural ou dans les jardins, places publiques, et surtout sur les plages.

C’est l’invasion de ces déchets indestructibles à laquelle nous n’arrivons pas à mettre fin. Et pour cause ! l’incivisme de certains citoyens qui n’hésitent pas à se débarrasser des sachets une fois utilisés, comme bon leur semble. Puis il y a le vent qui les emporte pour les éparpiller dans toute la ville.

Ces sacs sont constitués majoritairement de polyéthylène ou plus rarement de PP (polypropylène) ou de PVC (polyvinyle chlorure). Ces matières premières dérivent à 100% des produits pétroliers et ne sont pas biodégradables, et elles sont très nocives pour la nature.

Lors d’une virée en fin de soirée aux « Sablettes », nous avons été marqués par certains faits ahurissants, comme les bouteilles en plastique éparpillées partout sur le sol. L’exemple est celui de cet homme qui remontait de la plage avec sa petite fille. Après lui avoir lavé les pieds, il jette au loin la bouteille alors que la poubelle se trouvait à quelques mètres, un phénomène désolant puisque l’humain est le seul responsable.

Certes, les Sablettes ne sont pas le seul endroit public à être envahi par des sacs ou des bouteilles, la majorité des 70 plages de la capitale, autorisées à la baignade sont envahies par des déchets considérables. « La plupart des gens viennent s’amuser a la plage et repartent en fin de journée en laissant leurs déchets derrière eux, ils ne prennent même pas la peine de les jeter dans les poubelles publiques », nous confie un maître nageur.

« Pourtant les APC en ont mis en place plusieurs, et ce que vous voyez là est dû à l’incivisme des gens », ajoute-t-il. Et dire qu’il faut moins d’une seconde pour fabriquer un sac en plastique, qui restera en moyenne 20 minutes dans nos mains et mettra près de 400 ans pour disparaître dans la nature.

La réduction de l’usage des sacs plastiques dans notre pays doit se faire de manière appropriée pour la préservation de notre environnement, début année l’ex-ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, Dalila Boudjemâa a annoncé que les sacs en plastiques seront bientôt remplacés par d’autres sacs biodégradables qui seront payants, rappelant que l’Algérie utiliserait quelque 7,7 milliards de sacs en matière plastique annuellement.

Cette mesure répond au souci de préserver l’environnement et de limiter les risques de pollution provoqués par l’usage de sacs en matière plastique. Cette décision de mettre fin à l’usage de ces sachets, dont le recyclage n’est pas rentable d’un point de vue écologique et économique, rentre dans le cadre d’un « projet national portant sur la normalisation des sachets en plastique et le choix de l’option des sachets biodégradables ». selon l’ancienne ministre, ce projet prendra en compte la sauvegarde de 22 000 emplois au niveau des unités de production des sacs en matière plastique actuellement utilisés.

Dans l’attente d’une solution de substitution à ces sacs en plastique qui menacent sérieusement l’environnement, un peu de civisme ne ferait de mal à personne.

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