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Nationale

Industrie:Kamel Agsous recommande le retour à la procédure de gré à gré

Industrie:Kamel Agsous recommande le retour à la procédure de gré à gré

Le tissu industriel en Algérie s’est disloqué graduellement, le pays évoluant d’une économie productive à une économie « rentière », ce qui a entraîné la décadence de l’activité de la sous-traitance. Un constat fait hier par le président de la Bourse algérienne de sous-traitance et du partenariat (BASTP), Kamel Agsous, lors de son passage sur les ondes de la radio nationale.

Ajoutant dans le même sillage que l’activité industrielle a connu une courbe ascendante dans les années 1980, à tel point que nous avions une activité industrielle qui représentait 20% du PIB, tandis qu’actuellement ce taux ne dépasse pas 6%.

Nonobstant, il y a la volonté des pouvoirs publics, précise-t-il, de promouvoir ce secteur, mettant la sous-traitance au cœur d’une stratégie nationale de développement de l’industrie à l’effet d’en faire un marché créateur de richesses.

Evoquant les difficultés que connaît cette activité, Agsous a déclaré que la sous-traitance souffre des faiblesses des groupes industriels publics qui sont « les donneurs d’ordre » sur le marché national tels le GICA, la SNVI, le complexe d’El Hadjar, le groupe pétrolier Sonatrach, qui sont les dominants et les pourvoyeurs dans ce secteur. Citant en exemple le Maroc et la Tunisie dont le taux de la sous-traitance représente, respectivement, 28% et 20% du développement industriel, le président de la BASTP a souligné l’importance de revoir, au profit des opérateurs locaux, le mode d’importation des intrants dont le taux atteint 70%.

Il recommande aussi que la sous-traitance ne soit pas uniquement l’apanage de ces groupes industriels, et qu’il faut en laisser la possibilité aux petites et moyennes entreprises (PME), qui sont en mesure de révolutionner l’activité. Selon Agsous, la solution est de revenir à la procédure du « gré à gré simple », qui est autorisé par le code des marchés publics et délégation des services publics (de mars 2016) et la circulaire du Premier ministre de 2012 permettant explicitement le gré à gré aux entreprises nationales privées et publiques en relation avec la sous-traitance industrielle.

Concernant la sous-traitance dans la construction automobile, l’invité de la radio a estimé que le développement de ce compartiment de la sous-traitance dépend du marché national, s’il est demandeur de 500 000 véhicules/an, comme il est prévu à l’horizon 2022. Il a fait remarquer que l’exportation des composants destinés à cette industrie est de mise et nécessitera un travail dans le cadre du partenariat (joint-venture) pour répondre aux normes internationales en la matière. Cela nécessitera des produits compétitifs et performants qui sont le fruit d’une bonne organisation, ajoute-t-il, car se limiter au marché local pourrait entraîner des déboires.

Sur le secteur agroalimentaire, l’intervenant a indiqué que cette activité n’est pas très approchée en termes de sous-traitance, nuançant que ses services repensent leur relation avec les usines de l’agroalimentaire en vue de capter les opportunités non négligeables que recèle ce domaine.

Il a mis l’accent sur le fait d’assurer la pérennité des 900 entreprises activant dans le domaine de la sous-traitance, ajoutant que le plan de charge permettra l’accumulation de la maîtrise technologique et d’optimiser la chaîne de valeurs.

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