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Nationale

Industrie de l’automobile : Les propositions du FCE

Industrie de l’automobile  : Les propositions du FCE

Le Forum des chefs des entreprises (FCE) a proposé des pistes dans une démarche d’orientation des concessionnaires automobiles, censés installer une activité industrielle d’ici trois ans, vers l’investissement dans la production de pièces de rechange. Le FCE propose de conditionner l’importation de véhicules par la production, en Algérie, de pièces de rechange de première monte (R1), destinées à l’exportation vers les usines automobiles à l’étranger. 

Cela aura pour avantage, explique l’organisation patronale, le transfert de technologie vers les entreprises algériennes et contribuera à équilibrer la balance des importations à terme.
Selon le patronat, chaque concessionnaire devra réaliser à terme une intégration de 20% de son chiffre d’affaires importé (au rythme de 5% par an sur quatre ans.) Dans le même chapitre de l’industrie mécanique, le Forum propose d’exiger, à terme, un passage à une activité de production de type CKD d’ici 2020, comme déjà préconisé par Renault si les conditions sont réunies.
Dans cette activité, il est nécessaire de s’orienter rapidement vers le CKD (Complete Knocked-Down, ou Complètement monté) au lieu du SKD (Semi Knocked-Down, ou Partiellement monté). Les propositions du FCE pour cette filière industrielle visent un double objectif : l’augmentation des exportations hors hydrocarbures et le développement d’un tissu industriel local de sous-traitance automobile.

Le plan de l’organisation pour le développement du secteur de la mécanique ambitionne de générer des recettes d’un milliard d’euros dans les prochaines années et de créer environ 15 000 à 20 000 postes d’emploi directs et indirects. Parallèlement, le FCE estime que le développement du secteur industriel vise à prioriser certaines filières coûtant cher en termes d’importation et disposant d’importants potentiels tels que les industries mécanique et agroalimentaire.

Aussi, juge-t-il nécessaire d’élaborer une « cartographie nationale » du secteur industriel devant définir ses potentialités par filière et par région afin de redéployer l’économie du pays. Ce recensement du potentiel industriel devra servir explique l’organisation patronale pour élaborer la feuille de route du secteur dont elle vise porter la part de contribution dans le PIB à 15% à l’horizon 2018. Quelques 5 à 7 milliards de dollars sont dépensés chaque année pour importer des véhicules.

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