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Nationale

Indicateurs socio-économiques : Les prévisions optimistes du CNESE

Indicateurs socio-économiques :  Les prévisions optimistes du CNESE

L’année 2023 s’annonce comme celle de la reprise de l’économie nationale après deux années d’inertie imposée par la crise sanitaire et ses retombées sur l’économie.

Selon les prévisions du Conseil national économique, social et environnemental (CNESE), des investissements majeurs vont être lancés et les projets à l’arrêt vont être relancés, outre l’augmentation des niveaux d’exportations hors hydrocarbures. L’Algérie devra, cependant, faire face à plusieurs défis les années à venir.

 Les prévisions socio-économiques du CNESE pour l’année 2023 sont optimistes. Les experts Mohamed Chohra, chargé d’études et de synthèse au cabinet du président du CNESE, et Mehdi Bouchetara, directeur d’études au département gouvernance et régulation, ont affirmé que les indicateurs socio-économiques seront positifs en 2023, a rapporté l’agence officielle. C’est lors d’une séance d’audition, tenue ce jeudi par la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), que ces experts se sont exprimés. Ils ont établi ces prévisions en se référant « aux données socio-économiques actuelles qui font état d’une tendance positive dans le traitement de plusieurs dossiers importants, suite à l’amélioration relative des revenus de l’Etat ».

Il est ainsi prévu l’atteinte de l’objectif de 10 milliards de dollars d’exportations hors-hydrocarbures, en sus de la concrétisation des projets d’investissement à l’arrêt, notamment dans le BTP. Ces indicateurs aideront l’Algérie à réduire, a-t-on noté, l’inflation et à résorber certains impacts de la conjoncture internationale ayant influé sur la chaîne des approvisionnements mondiaux, ce qui s’est répercuté sur la hausse des cours de certaines marchandises de base sur le marché mondial.

Les deux experts ont également souligné l’importance de renforcer les parts de marché de l’Algérie dans le domaine du transport maritime, notamment dans le Bassin méditerranéen. Pour cela, ils ont préconisé la réalisation de ports pouvant accueillir des navires de transport de marchandises sur de longues distances.

Signalant que la rentrée sociale 2022 est marquée par « une aisance » dans la gestion, par rapport aux années 2021 et 2022, ils ont indiqué que la balance commerciale de l’Algérie devrait enregistrer un excédent de près de 13 milliards de dollars à la fin 2022, après avoir enregistré un excédent de 5,7 milliards de dollars durant le premier semestre et une valeur des exportations hors hydrocarbures de 3,5 milliards de dollars. La balance commerciale de l’Algérie avait, rappelons-le, enregistré durant le 1er semestre de 2021 un déficit de 1,7 milliard de dollars, contre 7,6 milliards de dollars durant le 1er semestre de 2020.

Un taux de croissance de 3 à 3,5% est aussi prévu pour la fin de l’année en cours grâce à l’amélioration des recettes du pays, ce qui permettra de réduire le taux d’inflation et les indices de chômage, selon les explications des experts du CNESE.  

 Ils ont, par ailleurs, qualifié la promulgation des textes d’application de la loi relative à l’investissement d’« acquis pour l’Etat algérien », signalant la nécessité de lever les entraves bureaucratique dans sa mise en œuvre, en sus d’appeler à la nécessité de la numérisation des démarches, notamment à travers l’instauration de la signature électronique.

 Pour les années à venir, l’Algérie fera face à plusieurs défis, selon le CNESE. Il sera question de gérer le grand dossier de la révision de la politique de subvention, de lutter contre le marché parallèle et la contrebande des biens de consommation vers les pays voisins. Le partenariat avec l’Union européenne et le dossier des migrants africains seront aussi à l’ordre du jour.

 

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