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Nationale

Incident entre le procureur Challabi et l’avocat Miloud Brahimi

Incident entre le procureur Challabi et l’avocat Miloud Brahimi

Constitué en faveur d’un accusé poursuivi dans une affaire d’homicide volontaire avec préméditation et guet-apens, Me Miloud Brahimi, comme à l’accoutumée a dressé au cours de son intervention, hier, un dur réquisitoire contre le représentant du parquet général Challabi, qui exerce en qualité de procureur de la République du tribunal de Sidi M’Hamed.

En effet, l’ancien président des droits de l’homme s’en est pris au représentant du ministère public en pleine audience du tribunal criminel d’Alger que présidait Mme Gheddar Nadia, estimant que : « Le procureur, en sa qualité de garant de l’Etat de droit, n’a absolument rien fait pour protéger son client des violences dont il souffre en incarcération à l’établissement pénitentiaire d’El Harrach depuis plus de deux ans.

Il a clamé haut et fort en direction de la présidente chargée du dossier : « Vous devez savoir, Mme la présidente que mon client, qui souffre d’un problème psychologique et psychiatrique en même temps, est emprisonné en isolement à la prison d’El Harrach. Il est laissé seul à son sort. Il se trouve dans un état lamentable ! Personne ne s’occupe de lui ! »

L’avocat a, par ailleurs, déclaré en pleine audience en présence des justiciables, des avocats, des journalistes mais aussi devant la présidente du tribunal criminel qui a tout fait pour calmer les esprits : « L’homme de loi que je suis, Mme la présidente, a honte pour la justice de son pays. Mon client est mal pris en charge à la prison d’El Harrach.

Les dispositions relatives de la poursuite judiciaire entamée à son encontre au lendemain de son acte sont purement et simplement violées, que ce soit au cours de l’enquête préliminaire ou au cours de l’instruction judiciaire ».

Furieux, Me Miloud Brahimi a insisté sur la désignation d’un expert psychiatrique pour déterminer si son client était en état de démence au moment des faits.

Une demande à laquelle d’ailleurs le procureur général ne s’est pas opposé : « Je ne m’oppose pas quand il s’agit d’une demande légale. Me Brahimi a raison de défendre son client et par-delà demandé une contre-expertise ».

Après une courte délibération entre la présidente et ses deux conseillères, ces dernière ont rejeté la demande relative à la désignation d’un expert et ont décidé de renvoyer le procès à la prochaine session criminelle.

La décision a été prononcée sans la présence de Me Miloud Brahimi, qui a préféré se retirer de la salle d’audience.
Il convient de signaler que le mis en cause est accusé d’avoir tué deux personnes dont un jeune, âgé d’une trentaine d’années.

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