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Incertitude sur l’évolution des cours

Incertitude sur l’évolution des cours

Le marché du pétrole vit une période d’incertitude et d’inquiétude. Selon des experts, ce sentiment est visible avec les tendances à la baisse, minimes certes, des cours du brut. Pratiquement, toutes les qualités du pétrole connaissent ces « oscillations » sur les places boursières, d’autant que l’excès mondial dans l’offre reste encore à des seuils très élevés.

Même les stocks de produits pétroliers n’incitent guère à l’optimisme des vendeurs et des investisseurs. Hier, les échanges européens ont validé cette baisse des prix. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 46,81 dollars à Londres, en repli de 15 cents par rapport à la journée de lundi.

Aux Etats unis, c’est la même situation avec un baril qui ne coûte que 45 dollars pour des livraisons immédiates. Depuis un mois presque, c’est une tendance baissière qui est observée, suscitant justement des craintes et des interrogations sur le moyen terme.

D’ailleurs même pour le panier de l’OPEP, qui englobe 12 bruts, le baril ne vaut que 43,36 dollars, une moyenne très préoccupante pour la demande, et qui montre que la surabondance mondiale de l’offre refait surface.

Pour des analystes, ce constat est une véritable menace dans l’immédiat aux tendances haussières qui dominent depuis des mois le marché pétrolier, et un risque majeur pour des investissements lourds dans le secteur énergétique mondial, alors que les tensions s’éteignent lentement autour des grands sites de production, comme au Nigéria, en Libye ou au Moyen-Orient.

Pourtant, des informations importantes passent inaperçues chez les acteurs du marché, comme les prévisions annoncées par le Département US de l’Energie sur une baisse de 100.000 barils/jour de la production de pétrole de schiste américain, soit un dixième mois consécutif de déclin.

De plus, les stocks américains, mêmes s’ils demeurent conséquents, ont enregistré une baisse de plus de deux millions de barils la semaine dernière. Deux indices qui devaient conforter les acteurs du marché pétrolier et les pousser encore à maintenir la pression sur les prix et les rendre plus stables.

Car, un rebond est des plus possibles, aux dires des experts, si le niveau actuel du Brent et du WTI se consolide dans la durée.
Pourtant, la pression sur les prix est menacée par le retrait graduel des investisseurs financiers et des grandes banques internationales, qui veulent éviter le caractère yoyo des cours actuels et la fragilité des économies des grandes nations industrielles. Il est bien évident que la morosité et la stagnation économique des pays de l’OCDE ne plaident guère pour une solidité des cours à court terme.

De même que la croissance des autres pays émergents s’est rétractée ces dernières années. Seule énigme : les prévisions sur l’économie chinoise, capable de tirer ces prix du but vers le haut ou les maintenir à des seuils acceptables, soit une fourchette oscillant entre 50 et 60 dollars le baril.

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