Inauguration de l’ambassade d’Algérie à Bratislava : Attaf «Nous sommes unis par les mêmes valeurs»
Chargé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a inauguré, hier, le siège de la nouvelle ambassade d’Algérie à Bratislava, au cours d’une cérémonie officielle qui a marqué un tournant diplomatique majeur entre l’Algérie et la Slovaquie. C’est ce qu’a indiqué un communiqué du ministère.
Dans son allocution inaugural, M. Attaf a décrit cet événement comme « un moment solennel dans la vie des nations », estimant qu’il ouvre un « nouveau chapitre » dans les relations bilatérales entre l’Algérie et la Slovaquie , lors de la cérémonie marquée par la participation du ministre des Affaires étrangères et européennes de la République slovaque, Juraj Blanar, du secrétaire d’Etat auprès du ministre slovaque des Affaires étrangères, des ambassadeurs des deux pays, de membres du corps diplomatique, ainsi que de représentants de la communauté algérienne résidant en Slovaquie.
A cette occasion, le ministre a souligné la « volonté politique forte, partagée et clairement exprimée » pour hisser le partenariat bilatéral à un niveau supérieur. Il a relevé que les deux pays ont progressivement pris conscience de l’« immense potentiel » de coopération qui s’offre à eux, malgré la distance géographique entre l’Afrique du Nord et l’Europe centrale. Le chef de la diplomatie a précisé que « nous avons compris que, bien que provenant de cultures différentes, nous sommes profondément unis par les mêmes valeurs fondamentales, celle de la défense de la souveraineté, du rejet des ingérences étrangères, de la quête de paix et de justice, et la conviction que chaque peuple a le droit sacré de choisir son propre destin ». Il a tenu à rappeler que l’Algérie et la Slovaquie adoptent, sur la scène internationale, des positions convergentes fondées sur les mêmes principes, notamment « la défense du multilatéralisme, du droit international et du rôle central des Nations unies ».
Pour M. Attaf, cette convergence d’approche confirme que les deux pays ont le même regard sur les grands enjeux de notre temps et qu’« ils se tiennent côte à côte pour défendre les acquis les plus sacrés de l’humanité ».
Le ministre des Affaires étrangères a présenté la nouvelle ambassade d’Algérie à Bratislava comme un instrument essentiel destiné à renforcer durablement les relations bilatérales. Il a assuré qu’elle jouera le rôle de « pont vivant » entre les deux peuples, d’« espace de dialogue permanent » et « de moteur pour toutes les initiatives visant à rapprocher davantage les deux nations ». Il a également souligné que cette représentation diplomatique s’inscrit dans la volonté de l’Algérie de se positionner solidement en Europe centrale, une région qu’il a qualifiée de « partenaire stratégique en devenir ».
Le ministre a détaillé la vision algérienne des futures relations bilatérales, expliquant que « le nouveau chapitre qui s’ouvre reposera d’abord sur un dialogue politique renforcé, fondé sur une confiance sincère, un respect réciproque et un engagement constant à maintenir des consultations régulières ».
Il a également indiqué que « la coopération économique entre les deux pays sera élargie et diversifiée ». Il a précisé que cela permettra de couvrir des domaines stratégiques tels que l’énergie et la transition énergétique, l’industrie, l’agriculture, les technologies avancées, l’innovation et la recherche scientifique, l’objectif étant de dynamiser les échanges et de saisir toutes les opportunités jugées prometteuses pour les deux économies.
En outre, M. Attaf a soutenu que cette nouvelle phase de coopération devrait s’accompagner d’un renforcement des échanges humains et culturels, déclarant que « nos jeunes doivent se rencontrer, se comprendre et bâtir ensemble le monde de demain ». Il a soutenu que le rapprochement ne doit pas se limiter aux institutions étatiques mais doit également inclure les étudiants, les entrepreneurs, les chercheurs et les acteurs culturels.