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Nationale

Importation d’insuline : L’Etat veut réduire la facture 

Importation d’insuline : L’Etat veut réduire la facture 

En 2020, le pays comptait plus de cinq millions de diabétiques, soit le double de 2010. Une situation exigeant une prise en charge adéquate de ces patients par l’Etat, et ce à travers la mise à disposition des médicaments essentiels, notamment l’insuline, par l’importation ou la production locale.

Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Lotfi Benbahmed, a abordé ce sujet, indiquant que la facture d’importation annuelle de l’insuline et de certains médicaments relevant de l’oncologie s’élève à 1 milliard de dollars annuellement. Il a appelé à l’impératif de la revoir à la baisse, en encourageant la production du générique, et ce afin de réaliser une autosuffisance en matière de production de médicaments. 

Lors de son discours à l’occasion d’une conférence nationale intitulée « Souveraineté sanitaire, souveraineté pharmaceutique », M. Benbahmed a précisé que la facture d’importation d’insuline en Algérie, estimée à 400 millions de dollars par an, devrait baisser de 50% en 2023. Il convient de noter que, selon les déclarations du ministre l’année dernière, l’Algérie était capable de devenir autonome en 2022, soit cette année, en termes de production d’insuline de dernière génération. 

Le gouvernement misait sur l’exportation de ce médicament afin de réaliser une économie de 400 millions de dollars sur sa facture d’importation. 

Pour rappel, il y a trois jours, Lotfi Benbahmed avait annoncé l’inauguration, le 2 juillet prochain, de l’unité de production d’insuline, dont le siège se trouve à Alger.

Benbahmed avait souligné que des compétences algériennes du secteur de l’industrie pharmaceutique avaient réussi à relever le défi et à se lancer dans la fabrication de médicaments anticancers et de l’insuline, notant que les unités de production mises en service, ces derniers jours, à Constantine, Aïn M’lila et Oran permettront d’avoir une autosuffisance concernant les médicaments relevant de certains types d’oncologie.

Il est important de savoir que la production locale des médicaments génériques, qui couvre désormais un taux important des besoins du marché national, a contribué à réduire la facture d’importation des médicaments et à assurer leur disponibilité aux citoyens, et ce à des prix raisonnables. Le dossier technique et administratif pour la fabrication des médicaments en Algérie étant soumis à des « mesures rigoureuses », cela a permis d’avoir des médicaments bio-similaires de qualité, répondant aux normes fixées par l’Organisation mondiale de la santé et les laboratoires mondiaux.

Pour rappel, le premier responsable de l’industrie pharmaceutique dans le pays a précisé que depuis 2020, la couverture des besoins nationaux en médicaments est passée de 52% à 70%.  M. Benbahmed a déclaré à Aïn Defla que l’Algérie est dotée du climat adéquat pour la production dans ce secteur économique.

« Pour l’année 2022, nous avons des programmes pour le développement des entreprises de production pharmaceutique estimés à 50 millions d’euros. Ce qui est positif car, en 2021, nous étions à 2 millions d’euros seulement », expliqua-t-il. Dans ce cadre, M. Benbahmed a appelé à fournir davantage d’efforts en vue d’encourager la production locale du médicament, insistant sur le fait que l’industrie pharmaceutique doit fournir « une valeur ajoutée ». Par ailleurs, le même responsable a fait savoir que la stratégie algérienne en la matière doit être basée sur le développement économique du pays et la création de postes d’emploi.  

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