-- -- -- / -- -- --
Nationale

Importation de véhicules : Le gouvernement n’a pas encore tranché

Importation de véhicules : Le gouvernement n’a pas encore tranché

Le ministre du Commerce, Mohamed Benmeradi, a affirmé hier que ses services n’avaient pas encore tranché trois dossiers relatifs à l’importation, au moyen de licences, de véhicules, de céramique et de produits cosmétiques.

« Trois dossiers relatifs à l’importation au moyen de licences sont en cours d’examen en 2017 », a indiqué M. Benmeradi à la presse en marge d’une journée d’études sur la problématique « Sucre-Sel-Matières grasses » dans les aliments.

Le premier responsable du secteur a rappelé, dans ce sens, qu’il y avait « des dossiers en cours d’examen, à l’instar de ceux relatifs à l’importation de véhicules, de céramique et de produits cosmétiques ». « Une commission a été mise en place pour l’octroi de ces licences » a précisé le ministre qui a ajouté que cette dernière était en passe de parachever son action.

M. Benmeradi a affirmé que son département avait tranché la majorité des produits et articles concernés par les licences importation. s’agissant des marchandises soumises aux licences d’importation, le ministre a révélé que « 22 catégories de produits figurent sur la liste et ce dans le cadre de la décision prise par le gouvernement il y a huit mois » ajoutant que « les dossiers relatifs à l’importation de l’acier, des viandes et d’autres articles ont été tranchés ».

Benmeradi n’a fixé aucune échéance pour l’attribution des licences de ces produits. Il a assuré que les licences d’importation des autres produits ont été attribuées, et précisé que 22 produits sont soumis au système des quotas qui a été instauré en 2016, pour réduire les importations et faire face à la crise économique.

Lundi, l’Association des constructeurs et concessionnaires automobiles en Algérie (AC2A) a adressé une lettre au ministre de l’Industrie et des Mines pour dénoncer le retard pris dans la délivrance des licences d’importation de véhicules. es concessionnaires automobiles sont désespérés.

Dans un courrier adressé lundi 18 septembre au ministre de l’Industrie et des Mines, et dont nous détenons, une copie, l’Association des constructeurs et des concessionnaires automobiles en Algérie (AC2A) décrit une situation catastrophique dans le secteur automobile national.

« L’absence de lignes claires quant aux périodes d’attribution des quotas mais aussi aux volumes attendus, plonge nos entreprises dans une situation précaire inédite. Au-delà de nos propres intérêts, ce sont des dizaines de milliers d’emplois et des centaines d’entreprises qui sont touchés.

En effet, l’ensemble de notre réseau de distribution est impacté et malheureusement nous ne pouvons qu’assister à la fermeture continue de nos entreprises « , écrit l’AC2A.

L’association, qui regroupe une quarantaine de concessionnaires, accuse le gouvernement de manquer à ses engagements. « Les orientations industrielles, légitimes, auxquelles nous nous devions de souscrire, n’ont, pour la majorité, n’ont pas été autorisés et alors que des investissements importants ont été consentis « , déplore l’AC2A, en mettant en garde contre les conséquences de ce blocage sur l’emploi et les entreprises.

« La situation de blocage actuelle aura pour conséquence de définitivement faire fermer nos entreprises. Sans oublier l’impact négatif pour nos clients et notamment la nation de service après-vente et de garantie « , a-t-elle indiqué. L’AC2A préconise le recours à un dialogue franc et constructif sur l’avenir du secteur automobile national.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email