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Nationale

Ils réclament un recrutement direct : Grogne des titulaires de magistère et de doctorat

Ils réclament un recrutement direct :  Grogne des titulaires de magistère et de doctorat

La décision du président de la République de titulariser les enseignants contractuels du secteur de l’éducation a fait beaucoup de mécontents. Les titulaires des diplômes de magistère et de doctorat, qui revendiquent un recrutement direct dans le secteur de l’enseignement supérieur, menacent de recourir à la protestation.

La situation précaire de près de 20 000 titulaires des diplômes de magistère et de doctorat, sans emploi ou vacataires, se poursuit depuis des années. Selon cette élite universitaire au chômage, ou presque, qui s’organise sous la houlette de l’Union nationale des titulaires de magistère et de doctorat, la seule solution est le recrutement direct, d’autant plus que les établissements universitaires expriment, selon elle, « un énorme besoin en enseignants ».

Cette organisation syndicale a annoncé la préparation d’un sit-in de protestation le 26 décembre pour réclamer un recrutement direct. Elle demande d’intégrer 18 000 enseignants (17 550 titulaires de doctorat et 450 titulaires de magistère), 11 384 titulaires de doctorat et de magistère sans emploi et plus de 6 600 diplômés dans d’autres secteurs.

 L’Union nationale des titulaires de magistère et de doctorat propose de répartir ces derniers sur les 111 établissements universitaires (54 universités, 9 centres universitaires, 37 écoles supérieures et 11 Ecoles normales supérieures) et d’intégrer les autres à travers le réseau des institutions de recherche scientifique (6 agences, 19 centres, 12 unités et 1 472 laboratoires). Pour sa part, la Coordination nationale des titulaires de doctorat et magistère compte observer un sit-in de protestation nationale, le 2 janvier prochain, devant le siège du ministère de l’Enseignement et de la Recherche scientifique.

Pour ladite coordination, le recours à la protestation est une nécessité extrême, imposée par les conditions sociales déplorables de l’élite universitaire, privée de son poste en dépit de ses sacrifices et de sa contribution à la promotion de l’université algérienne. D’autant plus, ajoute la même coordination, que le manque d’encadrement scientifique et pédagogique dépasse les 30 000 enseignants-chercheurs au niveau des centres de recherche. 

Elle appelle, à ce propos, le Président à intervenir pour leur « rendre justice » et permettre à l’université algérienne de « bénéficier des investissements de l’Etat » en formant les enseignants-chercheurs, qui devraient assumer, à leur tour, leur rôle de formation des cadres et des compétences. 

Il convient de noter que la situation de ces diplômés s’est aggravée depuis la pandémie de Covid-19 puisque les universitaires titulaires ont dû prendre bien plus de modules à cause de la réduction du temps d’enseignement pour atteindre le volume horaire exigé, faisant, de facto, diminuer les postes de vacataires. 

Pour rappel, le ministère de l’Enseignement supérieur a affirmé, à maintes reprises, avoir pris en charge les doléances des titulaires de magistère et de doctorat au chômage, et ce à travers des mesures juridiques définies dans un projet de loi qui permettra aux titulaires de magistère et de doctorat d’accéder à l’environnement socio-économique, sans pour autant confirmer leur recrutement direct. Les concernés affichent un « refus catégorique » et manifestent leur attachement à la revendication de « recrutement direct », notamment en qualité d’enseignants-chercheurs.  



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