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Culture

Illustrer la dimension humaine avec ses faiblesses et sa grandeur

Illustrer la dimension humaine avec ses faiblesses et sa grandeur

Pour impulser et élargir la communication sur la sortie du film ayant pour héros Krim Belkacem, une rencontre a eu lieu ce jeudi à la salle El Mouggar à l’intention des médias, avec la participation du réalisateur Ahmed Rachedi, de commandant Azzedine, des principaux acteurs ainsi que des représentants du ministère des Moudjadidine, producteur de ce long métrage.

Le réalisateur, Ahmed Rachedi a souligné le parcours légendaire de Krim Belkacem dans son engagement inconditionnel en faveur de la lutte contre le colonialisme. « Cette personnalité emblématique de la Révolution algérienne, militant et résistant de la première heure, a participé à tous les combats et il n’a pas été facile pour nous de refléter et faire revivre ce riche et dense parcours’’ a reconnu Ahmed Rachedi.

Cependant, la projection qui a suivi cette conférence de presse a démontré que ce réalisateur a excellé dans l’art de rendre vivant pour deux heures ce pionnier de la guerre de libération nationale.

Il a non seulement montré d’une manière réaliste ses qualités de courage, d’audace, de détermination, de persévérance, mais aussi il a fait apparaître son génie de réconciliateur dans les moments de crise, de mésentente ou d’incompréhension. Pour cela Ahmed Rachedi a fait le choix, en la personne de Sami Allem, d’un interprète de grand talent pour incarner le rôle difficile et complexe de Krim Belkacem. »

Je me suis fondu dans la personnalité de ce géant de la cause algérienne, explique ce jeune acteur disant : « Les combats armés que nous avons restitués dans les montagnes ont fait ressortir, dans un déluge de feu, la violence inouie du terrain et l’espoir infime d’en sortir vivant ou indemne.

De plus, le froid était très dur et cette pénible situation nous a fait découvrir les affres vécus par les moudjahiddine ». A la question pourquoi dans le film Sami Alam utilisait peu la langue amazighe alors que la plupart des combats se déroulaient en Kabylie et que Krim Belkacem était un enfant du Djudjura, il répond : « Notre film sera dans une autre version entièrement synchronisé en tamazight ».

La consécration internationale de Krim Belkacem occultée dans ce film 

Dans ce contexte, le commandant Azzedine, illustre combattant sur le terrain, a précisé que ses commandos issus de toutes les régions d’Algérie parlaient toutes les composantes des langues utilisées chez nous et la compréhension, renforcée par la foi, la fraternité et l’union dans cette noble mission, était totale.

Le film de Ahmed Rachedi décrit avec le professionnalisme de la caméra les grandes étapes de militant, de moudjadid et d’homme politique de Krim Belkacem. Les images sont sublimes dans le don sans partage de ce héros de la Révolution dans sa haute mission. Cette dimension humaine où s’affichent les faiblesses et la grandeur apparaît particulièrement dans le parcours en commun avec Abane Ramdane.

Cette dimension humaine apparaît également avec les discussions avec Didouche Mourad, Zirout Youcef. Larbi Ben M’hidi, Frantz Fanon et aussi Messali Hadj. Cette dimension humaine brille aussi dans l’aide généreusement octroyée par le couple Chaulet accompagnant dans leur 2 CV, à Alger, Krim Belkacem rendant visite à Larbi Ben M’hidi. 

Le dernier épisode où s’arrête le film s’arrête en 1962, relatant l’action hautement historique de Krim Belkacem signant seul les accords d’Evian pour l’Algérie. « Je me suis arrêté à cette phase dans le parcours parce que le chemin parcouru par Krim Belkacem après l’indépendance mérite un autre film », précise Ahmed Rachedi. Cependant ce long métrage reste incomplet en ce sens qu’il occulte les périodes importantes vécues entre 1959 et 1962. Sa fille Kawtar Krim Belkacem revient sur ce sujet.

« Mon père a mené dans les dernières années avant l’indépendance un prestigieux combat politique en faveur de la reconnaissance internationale de la cause algérienne. Il a rencontré de prestigieux hommes d’Etat, comme Mao Tse Tung. Cette consécration internationale qui n’a pas été relatée dans ce film ». Kawtar Krim Belkacem salue l’excellente reconstitution de la vie militante de son père en Algérie et reconnaît les mérites du talentueux par Sami Alam.

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