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Nationale

Il y a péril en la demeure

Il y a péril en la demeure

Plusieurs particularités viendront marquer la rentrée sociale cette année à Annaba. La « capitale de l’acier » bouillonne actuellement. Il y a une pénurie d’eau au point où l’on se lave avec de l’eau minérale.

Même chose au niveau des mosquées, où on fait ses ablutions avec de l’eau conditionnée. Vendredi dernier, premier jour de l’Aïd-el-Adha, plusieurs émeutes on été signalées à travers plusieurs communes de la wilaya d’Annaba. La raison de cette colère : l’absence totale d’eau dans les robinets.

Cette rentrée sociale ne ressemblera pas aux précédentes avec son lot de dépenses destinées à l’achat de vêtements et de fournitures scolaires, et ce pour la simple raison que l’achat du mouton de l’Aïd-el-Adha a, en quelque sorte, « ruiné » les familles au revenus modestes. Même les papeteries en sont conscientes. Ainsi, tous les articles scolaires proposés sont de 2e ou de 3e choix.

Les pères de famille qui ont réussi à épargner un peu d’argent devront faire face à des dépenses qui vont creuser le déficit des budgets des ménages, déjà mis à mal par les flambées récurrentes des prix des fruits et légumes mais pas seulement. C’est dire que les foyers socialement défavorisés et démunis doivent compter, comme d’habitude, sur la solidarité institutionnelle pour permettre à leurs enfants d’effectuer une rentrée scolaire avec le sourire.

On annonce, à ce propos, que près de 62 000 primes de solidarité scolaire seront distribuées aux enfants de familles nécessiteuses, soit à peu près le même nombre que celui de l’année précédente.

Un acquis qu’il faut désormais préserver en ces temps des vaches maigres parce qu’il représente une bouffée d’oxygène pour les familles nécessiteuses, lesquelles sont contraintes de tendre la main pour subsister aux dures réalités auxquelles elles sont confrontées, et ce en l’absence de perspectives de développement, plus précisément dans certaines localités pauvres.

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, le complexe sidérurgique d’El-Hadjar est à l’arrêt pour cause de manque d’eau pour le refroidissement de ses systèmes. Ainsi, ce sera la première fois depuis son existence que le complexe sidérurgique d’El-Hadjar est à l’arrêt pour « panne sèche ».

Toutefois, les sidérurgistes croient dur comme fer que leur outil de production va reprendre ses activités un jour ou l’autre. Côté culture, le Festival d’Annaba du film méditerranéen ne se tiendra pas cette année pour manque d’argent.

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