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Nationale

Il y a 12 ans, la réconciliation nationale

Il y a 12 ans, la réconciliation nationale

Il y a douze ans, l’Algérie adoptait par voie référendaire une charte de paix et de réconciliation nationale. A cette époque, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, voulait que le pays passe à une autre étape de son histoire, celle du progrès et du développement. Une étape qui ne pouvait être concrétisé que par le rétablissement de la paix et la sécurité.

Sorti exsangue de sa guerre contre les hordes terroriste, le pays ne pouvait endurer d’autres souffrances et d’autres tragédies. Le peuple a fini, alors, par donner le quitus à l’option du président. La société aspirait à vivre dans la quiétude, à se développer et à offrir à ses enfants et les nouvelles générations un pays moderne et stable.

A l’exemple d’autres nations dans le monde, la réconciliation est une exigence historique que seul le peuple pouvait signer. Il fallait mettre fin à cette décennie noire ou rouge.
Plus de vingt cinq mille hommes armés était dans le maquis au début des années 90, ils n’en restèrent 15.000 à la veille de la réconciliation.

Dans la continuité d’une politique de la main tendue, de la Rahma au temps du président Liamine Zeroual, à la concorde civile, cette Charte est venue couronner cette démarche du président Bouteflika. Ainsi, le projet de loi pour « la Concorde civile « plébiscité par voie référendaire à 90 % de votants, le 16 septembre 1999.

La réconciliation nationale intervient alors six ans après l’adoption de la loi sur la « Concorde civile « qui prévoyait déjà l’abandon définitive des poursuites judiciaires contre les terroristes qui déposeraient les armes et qui sont non coupables de crimes de sang, de viols et d’attentats à l’explosif dans les lieux publics. Plus de 6 000 terroristes quittent le maquis et regagnent leurs foyers. 

La mise en application en 2006 de la charte s’est traduite par la libération de plus de 1 500 islamistes condamnés pour terrorisme dont Abdelhak Layada, l’un des 35 membres fondateurs du « Groupe islamique armé « (GIA) en outre des aides prévues pour les veuves et les orphelins des membres des groupes armés tués. Elle proposait aussi de reconnaître le droit à des réparations aux familles des disparus.

Tout le monde le souligne aujourd’hui. Si le terrorisme est moins important et moins nocif, c’est en partie grâce à la politique de la réconciliation nationale. L’avantage de cette loi, même incomplète ou satisfaisante, c’est qu’elle permet encore de faire réintégrer des hommes intoxiqués par l’idéologie terroriste et sa propagande.

Il faut rappeler que la Charte permet « l’absolution définitive des islamistes non coupables, l’atténuation des peines qui écarte la peine capitale et la perpétuité à condition qu’ils se rendent aux autorités dans un délai de six mois après la promulgation de la loi, mais interdit d’activité politique ceux qui ont utilisé la religion à des fins de prise du pouvoir par la violence.

Sont exclues du bénéfice des dispositions de la Charte les personnes détenues condamnées définitivement pour avoir commis ou qui ont été les complices ou les instigatrices de massacres collectifs, de viols ou d’utilisation d’explosifs dans les lieux publics « .

Dernièrement, le Premier ministre Ahmed Ouyahia avait lancé un appel aux groupes encore dans les maquis à mettre fin à leurs égarements et retourner à leur familles et leur peuple. Il dira qu’en cas de refus de leur part, « l’Etat les éliminera par la force ou ils seront jugés et condamnés sévèrement par la force de la loi « .

Outre qu’il a réaffirmé l’attachement de son gouvernement à l’application de la Charte pour la paix et la réconciliation, Ouyahia a fait remarquer que l’expérience algérienne en cette matière suscite l’intérêt de plusieurs pays et organisations internationales qui veulent s’en inspirer.

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