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Nationale

Il veut revenir à la tête du MSP : Dernière bataille de Soltani ?

Il veut revenir à la tête du MSP : Dernière bataille de Soltani ?

Pour de nombreux observateurs, Aboudjerra Soltani, l’ancien président du MSP et ex-ministre d’Etat, veut à tout prix revenir à la tête du premier parti islamiste algérien. Il le fait savoir en catimini et dans des réunions avec ses partisans, en invoquant non pas ses ambitions politiques, mais surtout les nouveaux rapports de force qui sont en train de s’édifier au plus haut sommet du pouvoir.

Depuis quelques jours, c’est son domicile et celui de l’ancien ministre du Commerce Djaâboub (pourtant membre démissionnaire du bureau national) qui sont devenus les lieux de prédilection pour des rencontres et des concertations entre Soltani et ses fidèles alliés.

Selon des sources internes au parti, Soltani n’a plus envie de cacher ses prétentions, en usant déjà de sa page facebook et surtout de ses relais médiatiques.

Mieux encore, il est en train de peaufiner son plan de bataille, dont le but immédiat est de convaincre la majorité des membres du Conseil consultatif du mouvement de la justesse de ses vues et de ses thèses. Un débat restreint s’est déjà installé dans les instances du parti sur cette question.

Selon nos sources, Soltani aurait achevé la rédaction de son rapport synthèse sur la situation organique du MSP, le bilan de son activité politique dans les sphères de l’opposition, notamment au sein de la Coordination nationale des libertés et l’impact de la ligne « radicalisée » de Mokri, qualifiée de virage « négatif » et surtout d’échec cuisant.

Ce rapport explicite encore les propositions politiques de Soltani et met en valeur les « bienfaits » d’une opposition « modérée » ou d’un entrisme selon le style du défunt fondateur et chef spirituel du mouvement, Mahfoudh Nahnah.
Pour Soltani, la ligne de l’actuel patron du MSP a beaucoup nui au parti et n’a pas obtenu les résultats escomptés.

Il dira que Mokri avait misé sur l’attrait d’une politique « radicale » et frontalement opposée au pouvoir sur les élites intellectuelles et universitaires du pays, en essayant de les attirer et surtout de « renforcer » organiquement le mouvement en vue des prochaines échéances électorales.

Peine perdue, selon l’analyse de Soltani, qui estim que cette politique née des « vents de colère » dans le sillage du « printemps arabe » en 2011 et 2012 a été un « flop » et un échec politique et organique que seul Mokri et ses fidèles devraient assumer.

En fait, Soltani propose depuis une année une série de réformes internes au MSP, une refonte de sa ligne stratégique, et un retour à ses principes et idéaux d’antan. Sauf que son poids à l’intérieur du mouvement est devenu dérisoire et n’a plus d’échos.

Pour beaucoup de cadres du MSP, l’ancien leader du mouvement islamiste a commis des erreurs « irréparables » sur le plan politique durant les deux mandats de son règne, et qui ont terni grandement l’image de marque du parti.

D’ailleurs, c’est lui qui commença par critiquer dès 2011 l’alliance présidentielle constituée avec le FLN et le RND, et non plus le clan Mokri. Quoi qu’il en soit, aux dires des sources, il semble qu’Aboudjerra Soltani trouve d’énormes difficultés pour changer les donnes au sein du Majliss choura, dont la prochaine session sera déterminante.

A quelques mois des législatives, et surtout de la confection des listes pour la députation, Soltani vient de se lancer dans sa dernière bataille politique.

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