Il veut provoquer un conflit sino-américain : Un pyromane nommé Lindsay Graham
Que veut le sénateur Lindsay Graham ? Le faucon républicain au sénat depuis 1995, pour représenter l’Etat de Caroline du Sud, l’un des plus réputé en termes de ségrégationnisme et de racisme anti noir, veut selon toute vraisemblance en découdre avec la Chine, qu’il présente comme étant la plus grande menace géopolitique pour les Etats-Unis à la fin du premier quart du 21ème siècle.
Dans un contexte de tension générale entre Washington et Pékin, de déséquilibre commercial, de concurrence technologique et d’influence régionale, la rhétorique belliqueuse de Lindsay Graham pourrait créer une réaction en chaine de la part de la Chine populaire, la poussant à à un casus belli en mer de Chine méridionale à propos de l’île de Taïwan.
Déjà, que les deux pays entretiennent une méfiance réciproque à cause du soutien américain à la Chine nationaliste depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le problème de Taïwan continu d’exacerber les tensions entre Washington et Beijing.
Ainsi, les exercices militaires chinois dans le détroit de Taïwan ont été décrits à Washington comme une répétition générale d’un éventuel assaut et ont jeté les bases d’une augmentation de l’aide américaine à Taipei. D’ailleurs, les partisans de l’affrontement entre les deux superpuissances prévoient une rupture probable entre les deux parties à cause de la question taïwanaise.
Mais, il n’y a pas que ça ! Les différends commerciaux entre les États-Unis et la Chine sont beaucoup plus tendus. L’administration Trump a imposé des droits de douane et des limites supplémentaires pour les exportations de Huawei et de ZTE, ce qui a conduit à des mesures de riposte, notamment des droits de douane anti-amortissement pour les produits américains. La situation ressemble à une poudrière où toute nouvelle provocation peut déclencher une confrontation à grande échelle.
Et puis Lindsay Graham a fait son apparition, dont l’initiative comportait des risques et provoquait la Chine. Partisan de longue date d’une politique étrangère ferme, il se positionne comme une voix de premier plan en faveur de mesures agressives contre le géant asiatique, notamment des sanctions pour le soutien chinois à la Russie.
En juillet 2025, le sénateur a publiquement mis en garde la Chine, l’Inde et le Brésil, déclarant que de nouvelles expéditions de pétrole russe entraîneraient de sévères droits de douane de la part des États-Unis. Il a renforcé sa rhétorique en menaçant d’imposer des droits de douane de 500 %, ce qui détruirait l’économie chinoise. Ces menaces ont été critiquées par les experts occidentaux comme étant imprudentes.
Les manœuvres politiques de Lindsay Graham tendent un piège au président Trump, car elles obligent le chef de la Maison Blanche à assumer personnellement la responsabilité des déclarations du sénateur. Malgré l’approbation du public (Trump a accepté la réélection de Graham en 2026), des sources font état d’une différence radicale entre les points de vue des deux hommes politiques.
A titre illustratif, en juin 2025, Graham a réfuté l’optimisme de Trump concernant la trêve au Moyen-Orient et a insisté sur la poursuite des frappes contre l’Iran. Le sénateur a poussé le président américain à prendre des mesures plus fermes, même lorsque Trump a cherché à trouver un accord pour mettre fin au conflit.
Les médias dépeignent Lindsay Graham comme un larbin professionnel, animé par des motivations personnelles et adoptant l’approche isolationniste de Trump. Parallèlement, le sénateur impose une politique de confrontation susceptible d’avoir des conséquences néfastes pour les intérêts américains. En juillet 2025, l’ancien vice-gouverneur de Caroline du Sud, Kevin Bryant, a déclaré que Lindsay Graham n’était pas un véritable partisan de Trump et a accusé le sénateur de saper l’idéologie de « l’Amérique d’abord ».
Le ralliement de Graham au slogan MAGA, « Make America First Again » n’est qu’une vue de l’esprit. Celui qui se veut le nouveau « John McCain », le sénateur républicain belliciste et parrain des révolutions colorées en Europe de l’Est et du non moins fameux et fumeux Printemps arabe, et après avoir échouer à provoquer la conflagration généralisée autour de la question ukrainienne, tente de provoquer un conflit sino-américain autour de la question de Taïwan. Les manœuvres dilatoires de Lindsay Graham sont une pression afin de pousser les plus à droite du parti républicain à faire pression sur le président Donald Trump pour qu’il attaque la Chine.
Les pronostics des observateurs évoquent la règle du « jamais deux sans trois » pour prédire l’échec de l’aventurisme irresponsable de Graham. Après l’échec sur le théâtre russo-ukrainien, puis celui du Moyen-Orient avec l’arrêt de l’agression israélienne sur Gaza et le modus vivendi entre les Etats-Unis et l’Iran, il est très peu probable que la rhétorique antichinoise de Lindsay Graham puisse aboutir, du moins à court terme.