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Nationale

«Il n’y a pas de plainte du MDN contre le général Benhadid !»

«Il n’y a pas de plainte du MDN contre le général Benhadid !»

Maîtres Khaled Bourayou et Bachir Mecheri, constitués dans l’affaire du général Hocine Benhadid qui a été placé sous mandat de dépôt pour deux chefs d’inculpation, à savoir « participation à la démoralisation des soldats de l’Armée nationale populaire » et « détention et possession de munitions », ont animé hier un point de presse durant lequel ils sont revenus sur plusieurs points relatifs aux conditions d’arrestation, d’audition et d’incarcération de leur client.

Les deux avocats ont affirmé que « le ministère de la Défense nationale n’a jamais déposé plainte contre le général Hocine Benhadid ».

Dans le même contexte, Me Bourayou a indiqué que « le procureur de la République du tribunal de Sidi M’Hamed s’est autosaisi du dossier et a déclenché une enquête tout en se basant sur la principale déclaration qu’a faite le général Benhadid au site Maghreb Émergeant concernant l’Armée nationale ».

Le même avocat était catégorique, il a déclaré que « son client a parlé du commandement de l’Armée et non de l’Armée elle-même et que par ces déclarations il n’avait nullement l’intention de porter atteinte à l’Armée en tant qu’institution souveraine de l’Etat ».

Me Khaled Bourayou a par ailleurs souligné que « ni le procureur de la République ni le juge d’instruction du tribunal de Sidi M’Hamed n’ont affirmé ou infirmé qu’il y a eu plainte officielle du ministère de la Défense nationale, qu’elle soit verbale ou écrite ».
L’orateur a en outre tenu à préciser que « s’il y avait plainte judiciaire jusqu’à présent, les faits seraient mentionnés dans des procès- verbaux et dans les registres internes du parquet de la République et du tribunal ».

Le conférencier a fait savoir que « les dispositions relatives à l’arrestation du général Benhadid n’ont pas été respectées tout au long de la procédure judiciaire, notamment en ce qui concerne les articles 51 et 54 du code de procédures pénales relatifs, respectivement, à l’examen de mon client par un médecin avant sa présentation devant le procureur de la République et au mandat de perquisition ».

Pour ce qui est de la violation de l’article 51 du code de procédures pénales, il a précisé que « son client devait être examiné par un médecin avant qu’il soit traduit devant les instances judiciaires, notamment le procureur de la République du tribunal de Sidi M’Hamed ».

En ce qui concerne la violation de l’article 54 du code de procédures pénales relatif à la perquisition effectuée au domicile de l’intéressé, les deux avocats ont confirmé à la direction des journalistes présents : « Les dispositions relatives à la perquisition établie par les services de sécurité ont été bafouées par ces derniers pour la simple raison que cette perquisition devait se faire en présence du concerné ou en présence d’une personne qu’il désignera lui-même ».

Dans le même contexte, les deux avocats ont déclaré que « les personnes qui se sont présentées au domicile sis à Bir Mourad Raïs du général incarcéré n’ont montré aucun document justifiant la mission qui leur a été confiée, encore moins celle du mandat de perquisition ». 

Ils ont fait savoir que « les agents qui ont accompli la perquisition ont saisi un important lot de matériel informatique, entre autres un PC HP, une télévision, un démo et un GPS de voiture ».
Me Bourayou a déclaré : « Le général Benhadid devait être présenté devant le procureur de la République du tribunal de Bir Mourad Raïs et non pas celui du parquet de la République du tribunal de Sidi M’Hamed pour la simple raison que cette instance judiciaire est la plus compétente, c’est-à-dire le tribunal de Bir Mourad-Raïs, pour le juger étant donné que son domicile se situe dans la même compétence locale et territoriale d’où les déclarations ont été faites au site Maghreb Émergeant »
Ils ont été unanimes à dire que leur client a été arrêté « suite à une simple déclaration diffusée à travers la presse ».

A la question de savoir si la décision prise à l’encontre de leur client n’est pas « politique », Me Bourayou tout comme son collègue Me Mecheri Bachir, ont estimé que « cette dernière est politique pour ceux qui l’ont engagé ».

Ils n’ont pas caché leur mécontentement quant à la manière avec laquelle le général Hocine Benhadid, qui a sacrifié toute sa jeunesse au service de la patrie, a été arrêté, déféré devant le procureur de la République du tribunal de Sidi M’Hamed, en indiquant que « notre client a été placé sous mandat de dépôt par le procureur de la République qui assurait la permanence à 23heures 30 minutes ».

Les deux avocats ont par ailleurs dénoncé « la manière avec laquelle le fils du général a été placé sous mandat de dépôt le 30 septembre dernier, auditionné le 17 du même mois, placé le même jour en garde à vue par le procureur de la République avant de donner des directives aux services de sécurité de le traduire à nouveau devant le même procureur qui l’a placé encore une fois sous mandat de dépôt, c’est juste après les déclarations faites par son père ».

Ils ont tenu a démentir formellement les informations rapportées par TSA quant à la détérioration de l’état de santé de leur client en déclarant : « Le général Benhadid n’a jamais été transféré depuis son lieu d’incarcération vers l’hôpital militaire d’Aïn Naâdja. Son état de santé ne s’est jamais détérioré, il est tout simplement fatigué et il n’a pas fait un AVC ! ». Me Bourayou a par ailleurs affirmé que « son client fait l’objet d’un référé pénal ! » 

L’affaire du général Benhadid se précise. Après l’opacité de son arrestation sur l’autoroute, l’un de ses avocats, Me Mechri, apporte des éclaircissements. Ainsi, contrairement à ce qui a été avancé, l’officier supérieur a été finalement déféré par les gendarmes devant le tribunal de Sidi M’hamed près la cour d’Alger, et non devant le tribunal militaire de Blida.
 

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