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Il n’est pas question de bloquer Viber, WhatsApp et Skype

Il n’est pas question de bloquer Viber, WhatsApp et Skype

La ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Iman-Houda Feraoun, a affirmé dans une entretien accordé à l’APS qu’il n’est pas envisageable aujourd’hui de procéder au blocage des applications gratuites de communication via Internet « VOIP », tout en invitant les start-up algériennes à créer des applications alternatives locales.

Des rumeurs circulaient en effet selon lesquelles le ministère envisageait de bloquer certaines applications gratuites de communication par Internet, inscrites au titre des « Voice Over IP » à l’image de Viber et WhatsApp, notamment après que cela ait été annoncé dans plusieurs pays, à l’instar du Maroc. « Aujourd’hui, il n’est pas question de bloquer ce type d’applications, car nous n’avons tout simplement pas d’alternative », a souligné Mme Faraoun appelant les jeunes Algériens à développer des applications similaires qui soient purement algériennes. « Une fois cet objectif atteint, les opérateurs seront appelés à trouver la formule appropriée en vue de mettre en valeur leurs investissements sur le terrain et concurrencer ces applications », a-t-elle ajouté.

Ceci dit, la ministre a également expliqué que la question de blocage de ce type d’applications se pose sur la scène internationale et beaucoup de pays ont pris conscience de l’impérative révision du principe de non-ingérence dans les contenus du réseau Internet « Les choses ne peuvent pas continuer dans ce sens, d’autant que les propriétaires de ces applications n’apportent aucune valeur ajoutée, ni à l’Algérie ni à d’autres pays, car ne versant pas d’impôts et ne contribuant pas au transfert technologique, alors qu’ils en récoltent des gains colossaux », a-t-elle souligné.

La ministre s’est penchée par ailleurs sur le cas de certains sites « préjudiciables à la société » , notamment ceux qui contribuent à l’enrôlement électronique par des groupes terroristes, « bien que la liberté d’échange d’informations par Internet soit consacrée par la Loi algérienne, la préservation de la souveraineté de l’Etat nous confère le droit de bloquer certains sites qui font dans le trafic de drogue, la pédopornographie ou l’enrôlement électronique par les groupes terroristes », a encore assuré Mme Feraoun.
L’instance de prévention contre la cybercriminalité créée en vertu d’un décret présidentiel, a pour mission de « prévenir et non intervenir dans le contenu, les communications ou le contenu des
e-mails », a fait rappeler la ministre, ajoutant que « chaque fois qu’est détecté un site présentant un danger pour la sécurité des Algériens et la souveraineté de l’Etat, l’instance prévient les services de sécurité et la gendarmerie qui font un travail colossal dans une totale discrétion en faveur de l’intégrité du pays et du peuple ».

D’autre part, la ministre de la Poste et des TIC a évoqué le projet de loi relatif au e-commerce, elle annonce dans l’entretien accordé à l’APS « qu’une mouture de l’avant-projet est en phase de finalisation, par un groupe de travail au niveau de son ministère, et qu’il sera adressé aux autres ministères concernés pour enrichissement.

La ministre explique alors que l’arrivée tant attendue du e-commerce en Algérie est imminente, ce qui donnera un nouveau souffle à l’économie nationale. « Ce type de transactions commerciales devraient entrer en service rapidement et sans difficulté, une fois que la Banque d’Algérie aura donné son aval et après adoption du texte par les deux Chambres du Parlement », a précisé la ministre.

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