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Nationale

«Il faut que tamazight soit consacré langue officielle»

«Il faut que tamazight soit consacré langue officielle»

Dans un meeting hier à la maison de la Culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, Louisa Hanoune a déclaré sans ambages qu’« il faut que tamazight soit consacré langue officielle ».

Profitant de sa présence dans la capitale du Djurdjura, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT) a souligné la grande dimension du Printemps I980 dès lors que c’était les valeurs qu’il a véhiculées qui seront plus tard à l’origine des émeutes de 1988, lesquelles donneront naissance à leur tour à l’ouverture vers le multipartisme.

Louisa Hanoune a également rappelé que beaucoup de militants et cadres de son parti étaient très impliqués au cours de ces événements de Printemps I980, et, par conséquent, il ne relève aucunement de l’étrangeté si le PT se revendique aujourd’hui porteur des valeurs véhiculées par ce Printemps amazigh.

Cependant, la première Dame du PT précisera que si le Printemps I980 était d’une dimension et d’une portée nationales et, en même temps a proposé des valeurs républicaines pour toute la nation algérienne, il n’en demeure pas moins que ce mouvement n’était enfanté et conduit que dans les wilayas de Kabylie, notamment Tizi Ouzou. Après avoir fait cette précision « historique », Louisa Hanoune s’attaqua à son volet de prédilection : l’impérialisme.

C’est ce sens même que la secrétaire générale du PT a vigoureusement dénoncé l’appétit « toujours insatiable » de ce qu’elle a défini comme « l’oligarchie ». Cette oligarchie algérienne selon Louisa Hanoune, constitue une grande menace pour la souveraineté du peuple algérien dès lors que son Parlement, ses partis politiques et ses syndicats seraient réduits à un état obsolescent.

Cette oligarchie, formée par les nouveaux riches, serait même de connivence avec Washington selon l’oratrice, car ce qui est recherché aujourd’hui est la mise en place de mécanismes juridiques pour « anéantir tout ce qui relève du secteur public ».

La première Dame du PT voit même en « l’Open Sky » la mise à genoux de l’entreprise nationale Air Algérie ». Les événements d’In Salah cachent eux aussi les véritables enjeux dans cette partie de l’Algérie.

« Le recours au gaz de schiste, dira Louisa Hanoune, est une nécessité dans la mesure où le pétrole que l’on connaît actuellement connaîtra un épuisement total en 2035 ». Qualifiant aussi de « prédateurs » les tenants de l’oligarchie, la secrétaire générale du PT les accusera de se servir de l’import comme prétexte pour faire fuir les devises à l’étranger car la production nationale qu’ils prétendent être possible de la part des entreprises privées n’est en réalité que « du vent ».

« Ces entreprises privées, assure Louisa Hanoune, n’ont aucunement le savoir-faire nécessaire pour rendre compétitifs leurs produits ». La secrétaire générale du PT a également plaidé pour que l’Algérie se retire de la zone arabe dite « de libre échange ».

Le seul satisfecit donné à l’Etat algérien par l’hôte de Tizi Ouzou porte sur son refus catégorique d’envoyer ses forces militaires combattre à l’étranger le DAECH et les autres organisations terroristes qui ne sont en fait que « des fabrications des laboratoires occidentaux » avec la complicité de certains pays arabes, notamment l’Arabie-Saoudite ».

« Nous ne pouvons en aucun cas accepter d’envoyer même pas un seul militaire à l’étranger défendre des profits occidentaux », a vigoureusement martelé Louisa Hanoune. Après en avoir fini avec la politique impérialiste mondiale, la première Dame du PT s’attaque à nouveau à l’oligarchie qu’elle accuse de vouloir accaparer toutes les richesses du pays. Et cette fois-ci, elle cite deux noms parmi les tenants de cette oligarchie : Khalifa et Temmar, l’ex-ministre de la restructuration.

Et pour faire la part des choses, Louisa Hanoune fera entendre que sa famille politique n’est pas contre le privé et « il est nécessaire de faire la différence entre ces entreprises privées travaillant pour renforcer l’économie nationale et ces lobbies qui, non seulement profitent des fonds publics dans le cadre de l’investissement, mais ne produisent nullement de richesses sans compter leurs fraudes fiscales ».

Concernant, la fiscalité, La secrétaire générale du PT a signalé un déficit annuel de l’ordre de 9 400 milliards de centimes. S’agissant enfin du nouveau concept mis en avant et appelé « économie émergente », Louisa Hanoune la qualifiera tout simplement de « foutaise ».

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