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Nationale

Il a été acquitté des attentats terroristes

Il a été acquitté des attentats terroristes

Les juges de la chambre criminelle de la Cour suprême ont répondu favorablement au pourvoi en cassation introduit par le représentant du parquet général du tribunal criminel d’Alger.

Le procureur général a estimé que le tribunal criminel d’Alger ayant statué la première fois s’est contenté de prononcer l’acquittement sans toutefois s’assurer qu’il s’agissait effectivement d’un homonyme.

Le même procureur a considéré que les questions posées par les membres du tribunal criminel, notamment par les deux jurés, n’étaient pas spécifiées.

Pour rappel, le président du tribunal criminel d’Alger, en l’occurrence Mohamed Rekkad, avait purement et simplement acquitté, l’été dernier, une personne poursuivie pour création d’un groupe armé ayant pour objectifs, entre autres, de créer un climat d’insécurité parmi la population.

Le même président avait jugé que les preuves légales et matérielles relatives à l’accusation ne sont pas réunies, notamment en ce qui concerne la participation du mis en cause aux attentats ayant secoué le quartier populaire de Bourouba (ex-La Montagne), durant la période allant de 1994 à 1995.

L’inculpé, qui occupe un poste de responsabilité dans une université du centre du pays, ne savait pas qu’il faisait l’objet d’un jugement prononcé à son encontre le condamnant à la réclusion à vie assorti d’un mandat d’arrêt lancé par le juge d’instruction, qui était chargé de l’enquête judiciaire.

L’accusé, qui avait passé plus de deux mois à l’établissement pénitentiaire d’El-Harrach, après s’être rendu de son propre gré au parquet général de la cour d’Alger, avait nié au cours de son audition tous les faits qui lui ont été reprochés, estimant qu’il s’agit plutôt d’un homonyme. En effet, son nom ressemble à celui de son voisin abattu par les services de sécurité en 1995, lors d’une souricière qui lui avait été tendue non loin de la gare ferroviaire d’El-Harrach.

Le concerné à par, ailleurs affirmé au président qu’il n’avait appris sa condamnation que la veille de l’élection présidentielle du 17 avril dernier, étant un membre de la commission de surveillance du scrutin : « Un délégué de la présidence de la République m’a fait savoir que je ne pouvais pas être dans les bureaux de vote étant donné que l’enquête administrative a déterminé que j’étais poursuivi en matière criminelle. « 

A la question de savoir s’il avait un penchant pour l’activité terroriste dans notre pays, l’accusé a alors affirmé : « Je n’ai rien à voir avec la horde terroriste. Je consacre tout mon temps à apprendre aux jeunes universitaires le savoir… « Le procureur général a, au cours de son réquisitoire, estimé que toutes les preuves légales et matérielles quant à l’implication directe du mis en cause dans des attentats meurtriers sont fondées notamment en ce qui concerne sa participation à l’assassinat de paisibles citoyens durant la décennie noire.

Le procureur général a requis vingt ans de réclusion criminelle à son encontre arguant qu’il était durant de longues années en fuite.
Les avocats de la défense, qui se sont succédé aux plaidoiries, ont insisté sur l’acquittement de leur client, estimant que ce dernier avait « payé les erreurs du juge d’instruction de l’époque, qui s’est contenté uniquement des renseignements que lui fournissaient les éléments de la police judiciaire dépendant du département de la lutte antiterroriste. « 

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