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Nationale

identification des délinquants : Un tiers des personnes sont des récidivistes

identification des délinquants : Un tiers des personnes sont des récidivistes

Les éléments de la sûreté de wilaya d’Alger (SWA) ont réussi, au cours du mois de septembre passé, à traiter 30 affaires pénales grâce au système d’identification automatisé des empreintes digitales (AFIS).

Ainsi, les techniques scientifiques modernes dans le processus de recherche et d’investigation ont permis de diagnostiquer 982 personnes récidivistes en affaires de criminalité sur les 2 798 personnes soumises à des contrôles d’identification.

Ce qui explique qu’un tiers des personnes passées par le contrôle d’identification sont des récidivistes, certaines ayant été impliquées dans plus de dix crimes. Une situation inquiétante.

Ce qui est sûr, c’est que les données d’AFIS, conservées dans un endroit ultrasécurisé par la sûreté d’Alger, comptent un nombre important d’empreintes digitales de récidivistes du crime.
On ne connaît pas leur nombre, mais il s’agit de dizaines, si ce n’est de centaines de milliers de récidivistes.

Pour sa part, la sûreté d’Alger continue à mener sa lutte contre la criminalité urbaine en reliant et en connectant ses différentes unités en un seul corps, et ce pour un travail plus performant contre la grande criminalité. Le citoyen est devenu, lui aussi, le sujet principal de l’équation sécuritaire dans la lutte contre la criminalité organisée dans les banlieues.

C’est ce qu’a révélé hier la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) lors d’un communiqué donnant le bilan de la criminalité urbaine durant le mois de septembre passé, où la participation du citoyen a été déterminante.

Plus de cent personnes impliquées dans des dizaines d’affaires criminelles perpétrées durant le mois de septembre passé ont été interpellées grâce au système AFIS mais surtout grâce à la contribution significative des citoyens, a-t-on rapporté dans le communiqué de la DGSN.

 Le travail accompli par les services de police judiciaire (PJ), qui ont pu identifier, au moyen de techniques scientifiques, les auteurs de crime, a été également un précieux apport ayant permis la neutralisation de plusieurs réseaux de trafic.

Selon le communiqué de la DGSN, ses services de la PJ ont traité, durant le mois de septembre 2017, 74 affaires criminelles liées aux atteintes aux personnes et aux biens, tout en réussissant à identifier les auteurs présumés de crimes, et ce grâce au système AFIS.

L’exploitation par les stations principales de l’identité judiciaire des traces papillaires inconnues enregistrées dans la base de données a permis de résoudre plusieurs affaires criminelles, notamment des affaires de vol par effraction, de trafic et commercialisation de stupéfiants et autres affaires de trafic de véhicules.

Les stations principales et secondaires de l’identité judiciaire relevant des 48 sûretés de wilaya, par leurs stations d’enrôlement et celles multifonctions AFIS, ont solutionné 64 affaires sur 74 durant cette même période concernant des affaires de vol par effraction, vol à la roulotte, vol de véhicules, faux et usage de faux, dégradation de bien d’autrui, recel et escroquerie.

Par ailleurs, la technique du système AFIS, à laquelle la Sûreté nationale a recours de plus en plus, a permis de mettre en lumière des affaires criminelles qui remontent à des décennies. Certaines de ces affaires datent des années 1980 et 1990. Les auteurs des crimes commis à cette époque ont été identifiés et arrêtés après avoir passé des années en cavale.

Consciente de sa grande importance dans le traitement des crimes, la DGSN a introduit le système AFIS en 1999, avant sa modernisation en 2010, en vu de contrer la grande et la petite criminalité dans les milieux urbains et au niveau des frontières. Aujourd’hui présent au sein de tous les services de la Sûreté nationale, le système AFIS est devenu une pièce maîtresse dans le traitement des affaires criminelles.

Il participe pleinement aux enquêtes menées par les éléments de la police judiciaire, tout comme il assiste, voire contribue aux grands efforts des enquêteurs.

C’est d’ailleurs grâce à ce système que les auteurs de crimes sont identifiés à partir de leurs empreintes digitales laissées sur les scènes de crime. Le système AFIS a connu une véritable modernisation et un large déploiement opérationnel au niveau des 48 sûretés du pays. Sa base de données décadactylaires compte aujourd’hui plus de deux millions de fiches de personnes.

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