Hystérie occidentale au sujet de Navalny: Les dessous d’une manipulation médiatique – Le Jeune Indépendant
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Hystérie occidentale au sujet de Navalny: Les dessous d’une manipulation médiatique

Hystérie occidentale au sujet de Navalny:  Les dessous d’une manipulation médiatique

Deux événements ont marqué la situation politique en Russie cette semaine. Il s’agit de la libération de la ville d’Avdiivka en République populaire de Donetsk, et la mort d’Alexeï Navalny, un opposant politique.

Si le décès est un fait qui ne nécessite pas une programmation spécifique, hormis un acte délibéré, ce qui n’est pas admis dans le cas de Navalny, il se trouve que la mécanique médiatique occidentale a délibérément monté en épingle la disparition soudaine de l’opposant accusant le Kremlin d’être à l’origine de ce que narratif mainstream qualifie de « meurtre », pour faire une impasse quasi-totale sur une nouvelle débâcle ukrainienne qui risque de sceller l’issue du conflit largement perdu par les ukronazis de Kiev.

Commençons par la prise de la ville d’Avdeïevka par l’armée russe samedi dernier. Ainsi, le ministre russe de la Défense russe a annoncé samedi 17 février la libération de la ville d’Avdeïevka, dans la république populaire de Donetsk. Cela a permis de repousser la ligne de front de Donetsk, ce qui permet, selon les spécialistes militaires, de mieux protéger cette ville contre les frappes de l’armée ukrainienne.

Avdiivka, une défaite ukrainienne

L’armée russe a réussi à libérer un territoire de 31,75 km². L’armée de Kiev a perdu plus de 1.500 soldats en 24 heures pendant les combats pour Avdiivka. Ce qui en dit long sur la débâcle des Ukrainiens et leur difficulté à maintenir leurs lignes de combats.

Selon le journaliste d’origine américaine, Russel Bentley, qui vit sur place à Avdiivka, pour la première fois depuis des années, les civils de Donetsk ont pu jouir du silence sans craindre le « grondement de l’artillerie » qui leur tirait dessus depuis cette ville jadis sous contrôle ukrainien.

« La plupart des bombardements des zones civiles de Donetsk au cours des dix dernières années provenaient d’Avdiivka. Y compris le récent massacre de 27 civils au marché de Tekstilshchik, dans mon quartier, il y a moins d’un mois. Avdeïevka était connue comme une forteresse imprenable du pouvoir nazi, et pourtant j’ai vécu pour la voir tomber », a rajouté Russel Bentley.

Volodymyr Zelensky avait confirmé que les forces ukrainiennes se retiraient Avdiivka pour éviter l’encerclement. Alors que l’aide américaine se tarit, les forces ukrainiennes semblent à court de munitions et pourraient adopter une stratégie désespérée de « défense active », déjà testé par la Wehrmacht en 1943, comme rapporté récemment par Business Insider.

Le cas Navalny

On comprend mieux pourquoi les Occidentaux ont sauté sur l’occasion du décès de l’opposant Alexeï Navalny en prison pour créer un écran de fumée afin d’occulter une défaite stratégique de leur obligé Zelensky tout en diabolisant le président Poutine.

Retour sur les faits. Alexeï Navalny était incarcéré dans l’enceinte de la colonie pénitentiaire IK-3, située au nord du cercle polaire arctique, à Kharp, dans la région de Yamal-Nenets, à environ 1.900 km au nord-est de Moscou. Son décès a été annoncé le 16 février à 14h19, heure de Moscou (11h19 GMT) par le service pénitentiaire de la région arctique russe de Yamal-Nenets.

Une source non identifiée a déclaré à la chaîne russe RT, qu’Alexeï Navalny avait succombé à un caillot sanguin. « Lorsque l’avocat et la mère d’Alexeï sont arrivés à la colonie ce matin, on leur a dit que la cause de la mort d’Alexeï Navalny était le syndrome de mort subite », a déclaré le jour même Ivan Zhdanov, dirigeant de la Fondation anti-corruption d’Alexeï Navalny. L’autopsie du corps est toujours en cours et les autorités russes ont promis la transparence dans la communication des résultats.

La feuille de vigne occidentale

Pourquoi donc les autorités européennes et américaines ont provoqué une levée de bouclier généralisée pour diaboliser les autorités russes, accusées d’avoir provoquer la mort de l’opposant à défaut de l’avoir purement et simplement assassiner de sang-froid, selon leur narratif ? Deux hypothèses peuvent être soulevées. Occulter la défaite sur le front ukrainien et détourner l’attention de leurs propres forfaits. Parce que le véritable début se situe à ce niveau. Les meurtres de masses, les assassinats ciblés de personnalités, l’embastillement et les écarts faits à la démocratie sont-ils le fait des Russes, ou tout autre peuple du Sud global, ou des Occidentaux ?

La réponse est toute trouvée. Les pires ennemis de la démocratie sont ses propres promoteurs et défenseurs face aux pays du Sud. Chez eux, la pratique démocratique n’est que façade ! La Russie est accusée d’emprisonner ses opposants alors que le plus ancien prisonnier aux Etats-Unis est âgé de 79 ans.

Leonard Peltier, un amérindien qui clame son innocence depuis son jugement il y a 46 ans, est accusé d’avoir tué deux agents du FBI. En France, vieux prisonnier politique est Georges Ibrahim Abdallah, un militant du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), 72 ans, condamné à perpétuité et incarcéré depuis le 24 octobre 1984 pour une accusation de « meurtre de deux diplomates américains et un israélien » en 1982.

Ces deux exemples illustrent l’hypocrisie de l’Occident intégral qui surf sur une rhétorique antirusse pour tirer quelques dividendes à court terme. Sinon, comment expliquer l’hystérie collective autour de la disparition de Navalny. Les Américains qui ont énormément de cadavres dans leur placard profitent de leur différents avec la Russie pour se refaire une virginité en matière des droits de l’homme.

C’est pourquoi il faut comprendre la position de l’ancien président américain Donald Trump comme un problème de politique intérieure américaine et non pas russe.

En effet, dans un message publié sur son réseau social, Truth Social, et dans lequel il n’a été fait aucune mention du président russe ou du Kremlin, le prédécesseur de Joe Biden et candidat à sa succession, a déclaré, ce lundi, que « la mort soudaine » en prison du principal opposant à Vladimir Poutine lui a « fait prendre de plus en plus conscience de ce qu’il se passe dans son pays ».

Ainsi, Trump a fustigé sans plus de détail l’administration Biden et ses adversaires politiques américains, qualifiés de « politiciens, procureurs et juges escrocs de la gauche radicale ». Réalité ou simple joute électorale ? La russophobie occidentale masque mal les contradictions profondes d’une civilisation décadente.

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