Hydrocarbures : L’axe Alger-Kinshasa se renforce avec un accord d’envergure
Nouvelle étape dans la diplomatie énergétique africaine. Ce samedi à Alger, les ministres des Hydrocarbures algérien et congolais ont officialisé un accord de coopération qui couvre l’ensemble de la chaîne de valeur pétrolière et gazière. Une alliance guidée par une volonté commune de souveraineté et d’innovation technologique.
Cet accord intervient à l’issue de discussions bilatérales menées dans le cadre de la visite de travail en Algérie de la ministre d’Etat en charge des Hydrocarbures de la RD Congo, Acacia Bandubuila Mbongo. Il traduit la volonté commune des deux Etats de renforcer leur coopération et d’élargir leur partenariat dans le secteur des hydrocarbures, tout en soutenant les efforts d’intégration énergétique à l’échelle africaine.
La cérémonie de signature s’est tenue sous la présidence du ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, et de son homologue congolaise, ainsi que plusieurs responsables et hauts cadres des deux pays.
Le texte établit un cadre institutionnel durable destiné à structurer la coopération entre les deux pays sur l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur pétrolier et gazier. Il prévoit notamment le développement des échanges d’expertise et de bonnes pratiques, ainsi que le renforcement des liens entre les institutions et entreprises nationales actives dans le domaine, selon un communiqué du ministère, qui ajoute que cet accord intervient dans une dynamique de coopération africaine élargie.
Les domaines concernés couvrent l’exploration et la production, le développement des champs pétroliers et gaziers, le raffinage et la pétrochimie, ainsi que la commercialisation et la distribution des produits pétroliers et du gaz de pétrole liquéfié. Les services pétroliers et logistiques figurent également parmi les axes de coopération.
L’accord accorde, par ailleurs, une place importante au développement des ressources humaines, à travers des programmes de formation, de qualification et d’échange de compétences. Il met aussi l’accent sur le transfert de technologies et le renforcement des capacités, notamment via les institutions spécialisées du secteur.
Il prévoit également une coopération renforcée dans les infrastructures énergétiques, le transport par pipelines, le stockage, ainsi que la gestion et le contrôle technique des installations. La gestion des données géologiques, la sécurité industrielle, la santé, l’environnement et la gestion des risques font également partie des axes retenus.
Dans un contexte de transformation du secteur énergétique mondial, les deux pays ont convenu de développer leur coopération dans les domaines de la numérisation, de l’innovation, de l’intelligence artificielle et de la recherche-développement, afin d’améliorer la performance et la compétitivité du secteur.
A ce propos, Alger et Kinshasa ont réaffirmé leur engagement à renforcer leur coordination au sein de l’Organisation africaine des pays producteurs de pétrole (APPO) et de l’Union africaine, et à soutenir les initiatives énergétiques continentales visant à renforcer la sécurité énergétique et promouvoir le développement durable en Afrique.