Hydrocarbures : l’Algérie propulse le secteur énergétique tchadien
L’Algérie déploie son savoir-faire pétrolier au cœur de l’Afrique. En recevant à Alger une importante délégation de l’Autorité tchadienne de régulation (ARSAT), le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a scellé une nouvelle étape dans le partenariat stratégique entre les deux pays. Portée par la vision d’intégration africaine du président Abdelmadjid Tebboune, cette coopération prévoit un accompagnement technique global allant du raffinage à la numérisation, adossé à l’expertise de géants nationaux comme Sonatrach.
C’est dans cette dynamique qu’une délégation de l’Autorité de régulation du secteur pétrolier aval du Tchad (ARSAT), conduite par son directeur général Hassan Adoum Younousmi, effectue actuellement une visite de travail à Alger. La délégation a été reçue par le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, en présence des cadres du secteur et du président de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH).
Cette rencontre de haut niveau marque une étape cruciale dans le suivi et la mise en œuvre des accords stratégiques récemment conclus entre les deux pays. Les discussions ont mis en lumière la volonté commune de structurer et de réguler les activités liées aux hydrocarbures, tout au long de la chaîne de valeur.
Lors des échanges, Mohamed Arkab s’est félicité de la qualité des relations fraternelles et historiques unissant Alger et N’Djamena, tout en réaffirmant l’engagement ferme du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à intensifier le partenariat avec les nations africaines sœurs. Pour l’Algérie, ce partage d’expertises s’inscrit pleinement dans les objectifs de développement durable et d’intégration continentale.
Le cœur de cette coopération bilatérale repose sur un programme de travail dense et diversifié. Du 11 au 17 juin, les experts de l’ARH et de l’ARSAT passent en revue les mécanismes d’organisation des activités en aval, le développement des infrastructures énergétiques, ainsi que les techniques de raffinage, de stockage et de distribution des produits pétroliers. Les deux parties accordent également une importance capitale aux enjeux modernes du secteur, notamment à travers la sécurité industrielle, la protection de l’environnement, la gouvernance et la numérisation des processus de contrôle.
Sur le terrain, cette immersion se traduit par des ateliers techniques conjoints et des visites guidées au sein de plusieurs complexes industriels et logistiques clés du secteur des hydrocarbures algérien. Ce parcours permettra aux cadres tchadiens de s’approprier les meilleures pratiques managériales et technologiques adoptées par l’Algérie, reconnue pour sa longue expérience en la matière.
En réitérant la disponibilité totale de l’Algérie à parrainer cette transition énergétique, le ministre des Hydrocarbures a rappelé que l’ensemble du patrimoine institutionnel national était mobilisé pour ce projet. Le Tchad pourra ainsi s’appuyer sur la puissance et l’expérience de grands acteurs tels que Sonatrach, l’ARH et l’Institut algérien du pétrole (IAP). Cet accompagnement sur mesure vise à renforcer durablement les compétences locales tchadiennes et à propulser l’exécution de leurs futurs projets stratégiques.