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Nationale

Human Rights Watch pris en flagrant délit de mensonge

Human Rights Watch pris en flagrant délit de mensonge

Human Rights Watch est prise en flagrant délit de mensonges, et cela n’est pas nouveau. Elle récidive puisque le même rapport a été publié en décembre 2019. A croire qu’elle en veut spécialement à l’Algérie.

Dans un rapport publié jeudi, l’ONG Human Rights Watch, puisque c’est d’elle qu’il s’agit,  a «dénoncé les expulsions de migrants d’Algérie vers le Niger» sans leur laisser la possibilité de demander une protection internationale.  «Plus de 3 400 personnes migrantes ont été expulsées d’Algérie depuis le début du mois de septembre. Sur l’année, elles sont plus de 16 000», écrit-elle. Manque de pot, au même moment, le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Fillipo Grandi, s’est dit «très content» du soutien humanitaire qu’apporte l’Algérie «à tous les pays accueillant des réfugiés».

L’Algérie, qui a évoqué au nom du groupe africain les questions de l’impact de la pandémie, du Pacte mondial sur les réfugiés, du rapatriement, de l’apatridie, du financement des activités du HCR et des déplacements forcés, a suscité  la réaction de Grandi. Intervenant à distance lors de la 71e session du Comité exécutif du programme du haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés (ExCom/HCR), qui se tient à Genève du 5 au 9 octobre en cours, M. Grandi, s’est dit «très content  du soutien humanitaire très fort qu’apporte l’Algérie à tous les pays d’accueil dont elle fait partie». Le responsable onusien s’est réjoui également de la qualité de la coopération bilatérale entre l’Algérie et le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) «pour assurer l’accès au territoire à des personnes qui le demandent ou/et celles qui ont besoin de protection». Le chef du HCR a souligné que les mouvements migratoires «mixtes» qui ont pour point de départ l’Afrique subsaharienne en passant par l’Afrique du Nord, pour ensuite traverser la Méditerranée et enfin rallier l’Europe comme destination finale, «ne peuvent être gérés qu’à travers une coopération d’abord interafricaine mais aussi entre les pays européens et l’Afrique» dit-il. Il s’agit, selon lui, d’«une priorité aussi bien pour l’Union européenne (UE) que l’Union africaine (UA), affirmant que «le HCR était prêt à s’associer à cette approche et disposé pour l’appuyer avec son expertise et ses ressources». Enfin, il a mis l’accent sur l’importance de «s’assurer que les opérations des réfugiés soient bien financées». Selon cette ONG, les migrants originaires d’Afrique subsaharienne « sont principalement concernés, mais c’est aussi le cas de personnes non-africaines telles que les Syriens, les Palestiniens ou les Yéménites». Human Rights Watch reconnaît peut-être le droit à l’Algérie à protéger ses frontières mais pas celui d’expulser des réfugiés : «L’Algérie a le droit de protéger ses frontières mais pas de détenir arbitrairement et d’expulser collectivement des migrants, y compris des enfants et des demandeurs d’asile, sans procédure légale», a déclaré Lauren Seibert, chercheuse spécialiste des droits des réfugiés et des migrants pour cette ONG. Ce qu’elle semble ignorer ou feint d’ignorer, c’est que le Niger et l’Algérie collaborent dans la lutte contre l’immigration clandestine. Au-delà du transit épisodique de migrants d’autres nationalités par Agadez, comme le 7 décembre, les deux pays se sont accordés sur le retour des Nigériens d’Algérie. Le 7 décembre 2019, le Niger a accepté de recevoir, à Agadez, 896 Subsahariens expulsés de Tamanrasset, en Algérie, dont 86 Nigériens.

Les autres migrants (278 Maliens, 273 Guinéens, 84 Béninois, 36 Burkinais, 37 Ivoiriens, 17 Camerounais, 17 Sénégalais, 45 Congolais (RDC), 5 Togolais, 14 Nigérians, 2 Ghanéens, 1 Libérien, 1 Sierra-Léonais) ont été rapatriés dans leur pays d’origine avec l’aide de leur ambassade à Niamey et des autorités diplomatiques nigériennes. Afin de mener à bien cette opération, les autorités du Niger avaient accordé au convoi de bus parti de Tamanrasset l’autorisation de transiter sur son territoire. Faute de retours organisés par voie aérienne, la route nigérienne est l’une des seules possibles pour des destinations d’Afrique de l’Ouest avec le Mali. Selon Human Rights Watch, des abus auraient eu lieu à Tlemcen mais aussi à Oran, Alger, Blida, Bourmerdès, Tipasa, Zéralda, Sétif ou encore Annaba. Dans son rapport, HRW rappelle à l’Algérie qu’en tant que signataire des Conventions des Nations unies et de l’Afrique sur les réfugiés et de la Convention contre la torture, elle «est tenue de respecter le principe de non-refoulement, qui interdit le retour forcé de toute personne vers des pays où elle pourrait être soumise à la torture ou à des menaces contre sa vie ou sa liberté».

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